Archives de catégorie : Bruxelles

Nouveau Supérieur Général pour la Fraternité Saint Pierre

Communiqué de la Fraternité Saint Pierre

« Lundi 9 juillet 2018, Séminaire Notre-Dame de Guadalupe, Denton, USA
Le Chapitre Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), réuni du 3 au 18 juillet 2018 au Séminaire International Notre-Dame de Guadalupe, Denton, USA, a élu aujourd’hui en session plénière l’abbé Andrzej Komorowski comme Supérieur Général pour six ans. La Commission Pontificale « Ecclesia Dei » a été aussitôt informée et a transmis un message de félicitations.

Prêtre polonais né en 1975, l’abbé Andrzej Komorowski est entré au Séminaire International Saint-Pierre de Wigratzbad après des études d’Économie à l’Université de Poznań (Pologne). Ordonné prêtre en juin 2006 par le Cardinal Jorge Medina Estévez, il a exercé son ministère dans divers apostolats de la Fraternité en Pologne, en Belgique et aux Pays-Bas. Élu Assistant du Supérieur Général au Chapitre Général de 2012, il a exercé cette fonction à la Maison Générale de Fribourg (Suisse) tout en remplissant la charge d’Économe Général et en assurant un ministère régulier auprès des fidèles de Suisse Romande.
En succédant à l’abbé John Berg, l’abbé Komorowski devient le quatrième Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. »

Pour nous, les fidèles belges, c’est une réjouissance particulière puisque l’Abbé Komorowski a passé quelques années parmi nous, à Namur et à Liège.

Vous trouverez ci-dessous quelques photos de l’Abbé Komorowski, prises à l’occasion de son apostolat en Belgique.

Bruxelles | Confirmations par Mgr Kockerols | Dimanche 10 juin 2018

En ce dimanche 10 juin, Solennité du Sacré-Coeur de Jésus, cinq de nos paroissiens ont reçu le sacrement de Confirmation des mains de Mgr Kockerols, évêque auxiliaire de Bruxelles.

La cérémonie elle-même a eu lieu avant la messe de 9h30. Avant de conférer le sacrement, Mgr Kockerols a rappelé que, par le baptême, ils ont été plongés dans le mystère pascal du Christ. Morts avec Lui, ils sont ressuscités avec Lui; ils sont des vivants pour Dieu, en Jésus-Christ. Et pour que notre vie ici sur terre puisse se déployer, nous avons besoin de l’Esprit saint. Le même Esprit qui habitait le Seigneur Jésus nous est donné à nous qui Le demandons pour être configurés au Christ et vivre de Sa vie et manifester la vie même de Dieu, humblement, modestement dans notre quotidien.

Monseigneur a remercié les confirmands, qui lui ont tous envoyé une lettre de motivation dans laquelle ils lui donnent matière à faire ce sermon.

C’est difficile de définir l’Esprit saint, et ce n’est pas par hasard s’il est souvent représenté par des images comme le souffle, le feu, l’onction, l’eau ou la colombe. A notre époque, on pourrait peut-être le définir comme notre GPS spirituel: c’est nous, qui décidons de la destination finale, mais c’est Lui qui nous guide. C’est un GPS patient, qui ne s’énerve pas quand on se trompe et qu’on doit faire demi-tour, il ne se fâche jamais et continue à calculer les meilleures routes pour me permettre d’avancer vers le Seigneur et d’arriver à bon port.

Et comment l’Esprit saint nous guide-t-il?

L’Eglise nous répond qu’Il nous conduit de multiples façons, car on n’enferme pas l’Esprit, Qui souffle où Il veut. Mais il y a quelques voies (qu’on pourrait aussi orthographier “voix”) qui sont indiscutables, il nous en rappelle cinq par lesquelles l’Esprit saint nous conduit.

La première voie, c’est quand nous prenons le temps de l’écoute de la Parole de Dieu, quand nous scrutons les saintes Écritures en comprenant que ce n’est pas d’abord un texte ancien, mais de la véritable Parole de Dieu, qui s’adresse à nous aujourd’hui. Quand nous goûtons cette Parole, l’Esprit saint est à l’oeuvre et nous suggère le chemin à prendre pour aujourd’hui.

La deuxième voie, c’est comme Bruno (un des confirmands) l’a écrit, c’est que nous ne sommes pas chrétiens seuls, mais que nous sommes portés par un peuple, le peuple de Dieu, qui s’appelle l’Église. Un chrétien seul est un chrétien en danger de mort. Heureux sommes-nous de faire partie de l’Église, qui nous porte aussi en cas d’épreuve de découragement, de doutes. Heureux sommes-nous d’être dans la barque de Pierre !

La troisième voie, c’est lorsque, tôt le matin, tard le soir ou en milieu de journée, nous prenons le temps de la prière, pas nécessairement longue, mais qui surgit de notre Coeur. C’est là aussi l’Esprit saint qui agit, et qui nous fait crier “Abba, Père”. C’est l’Esprit Qui nous inspire notre prière, ne L’étouffons pas, laissons-le nous inspirer pour rendre grâce au Seigneur pour tant de bienfaits. Pardon pour les infidélités. S’il te plaît, Seigneur, accompagne-moi dans mon combat, dans mon désir de faire le bien et veille pour ceux qui sont dans la peine et la souffrance. Dans ces mots tout simples adressés au Seigneur, l’Esprit saint est à l’oeuvre, Il nous guide.

La quatrième voie, c’est lorsque nous nous rassemblons comme aujourd’hui pour célébrer les sacrements de l’Église. Il est présent, et nous l’invoquons “Veni Creator Spiritus”, “Viens Esprit saint”, et nous savons que le Père nous exauce et que l’Esprit est présent au coeur même de nos liturgies pour agir, en toute humilité, car l’Esprit saint est l’humilité de Dieu. Les sacrements, voie indiscutable de la présence de l’Esprit et de son agir.

Enfin, il y a une cinquième voie qui, sans aucun doute, manifeste la présence et l’agir de l’Esprit saint: c’est lorsque, sortis de nos églises, nous nous mettons au service de nos frères et soeurs en humanité, quels qu’ils soient. Lorsque l’amour s’incarne dans des gestes de partage, d’attention aux plus faibles, aux prisonniers, aux malades, aux réfugiés, à ceux qui, dans nos familles vivent l’épreuve, l’Esprit saint est présent et agit, et nous conduit.

Les cinq voies indiquées nous conduiront auprès de Celui Qui nous aime infiniment et Qui nous appelle à sa suite à aimer et servir.

Amen.

La messe qui a suivi fut célébrée par l’Abbé Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre, dont notre région fait partie. Enfin, les paroissiens se sont rassemblés sur le parvis de l’église des Minimes pour un verre de l’amitié. Avec le soleil qui était de la partie, on ne s’étonnera pas d’avoir vu les sourires sur toutes les lèvres. Deo gratias!

 

Bruxelles | Conférence de l’Abbé Hygonnet sur Luther | Mardi 12 décembre 2017

Conférence de Marek Jurek, ancien président de la Diète polonaise et député européen

Ce mardi 11 octobre 2016 avait lieu la conférence de Marek Jurek intitulée « L’attachement à la tradition de l’église et la vie politique ». Il est toujours difficile de résumer une conférence de pratiquement deux heures (questions comprises) en un mot ou une phrase. On peut néanmoins retenir les propos suivants: « J’adore la Belgique parce que c’est le pays né de la fidélité catholique. C’est le pays qui est né de la fidélité à l’Eglise catholique. »

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Vous pouvez réécouter cette conférence:

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Conférence de l’Abbé Hervé Hygonnet, fssp | Mardi 7 juin 2016

Au sujet de l’exhortation apostolique « Amoris Laetitia » du Pape François.

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Conférence du Prof. Roberto De Mattei | Mardi 12 avril 2016

Au sujet du concile Vatican II

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Bruxelles: Messe pontificale célébrée par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire du diocèse d’Astana au Kazakhstan | Dimanche 17 janvier 2016

La Messe pontificale a été célébrée à l’église des Minimes à Bruxelles.

Vous pouvez réécouter l’homélie:

Nous avons également le plaisir de vous présenter quelques photos de la cérémonie:

Bruxelles: conférence de Mgr Schneider sur « Le trésor divin de l’Eucharistie » | Samedi 16 janvier 2016

Cette conférence a été donnée à la Maison Saint-Paul le 16 janvier 2016 par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan

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Bruxelles: Messe d’au revoir de Mgr Léonard | Dimanche 20 décembre 2015

Peu avant son départ pour la France, Monseigneur Léonard nous a fait l’honneur de sa visite à la paroisse des Minimes pour la forme extraordinaire du rite romain.

L’épître de Saint Paul (I Cor. 4, 1-5) pour ce quatrième dimanche de l’Avent résume à lui seul les vingt-cinq années de sa vie d’évêque, d’abord à Namur, puis à Bruxelles:

“Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain; bien plus, je ne me juge pas moi-même. Car, encore que ma conscience ne me reproche rien, je ne suis pas justifié pour cela; celui qui me juge, c’est le Seigneur. Ne jugez donc point avant le temps marqué pour la venue du Seigneur: c’est lui qui éclairera ce qui est caché dans les ténèbres, et découvrira les plus secrètes pensées de coeurs; et alors, chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.”

Monseigneur relève précisément ce passage au début de son homélie, consacrée pour le reste au credo de Nicée-Constantinople (voir ci-dessous).

A l’issue de la Messe, l’abbé Hygonnet, vicaire des Minimes, prononce une courte allocution pour le remercier chaleureusement, pour cette communauté qu’il a permise et qu’il a aidée.

Les paroissiens se retrouvent au fond de l’église pour la photo de circonstance, et le joyeux groupe se rend à la maison Saint Paul de la rue des Minimes pour le verre de l’amitié.

Un paroissien souligne la fécondité des deux apostolats accordés par Monseigneur à la Fraternité Saint Pierre, à Namur et à Bruxelles. Pour cette dernière, une emphase particulière est mise sur la diversité des paroissiens: tant par rapport à leur âge que leur origine culturelle et linguistique.

Monseigneur prend alors la parole pour remercier les paroissiens. Il rappelle que, durant son ministère, il a toujours soutenu les initiatives ayant pour repère la fidélité à l’Eglise catholique, et c’est dans ce sens qu’il est venu si régulièrement nous rendre visite. Il va vivre maintenant un ministère plus retiré, dans un petit village français à proximité de Notre-Dame-du-Laus. En quelques mots, il explique l’origine historique du lieu, fondé par une mystique qui a bénéficié des apparitions de la Vierge (et même d’autres apparitions, comme celle du Christ crucifié ou de saints), Benoîte Rencurel (1647-1718), qui avait l’habitude d’accueillir notamment des prêtres et, spontanément, de leur proposer de se confesser et d’améliorer tel point de leur vie spirituelle. Monseigneur souligne qu’il est venu à l’invitation de Mgr Di Falco prêcher pour la première fois à Notre-Dame-du-Laus il y a une quinzaine d’années. Lui aussi s’est retrouvé rapidement au confessionnal, d’où sa conclusion, logique: Benoîte Rencurel y est toujours aussi active!

Avant de s’en aller, il explique qu’il va encore rendre visiter quelques prisons, où il constate qu’en dépit de certaines existences dégradées, la grâce de Dieu y est bien présente, comme en témoigne le cas de cette mère ayant assassiné ses enfants et qui, au milieu de sa souffrance en prison, rencontre le Christ et se convertit. Elle y est maintenant active pour l’animation des chants.

Le Credo, expliqué par Monseigneur Léonard

“Ne perdons jamais de vue que le temps de l’Avent est prioritairement un temps où nous nourrissons notre espérance de la nouvelle venue, “adventus”, en latin, du nouvel avènement, en forme contractée du nouvel Avent de Jésus dans la gloire. Et ici, nous faisons mémoire au terme du temps de l’Avent de la naissance de Jésus, il y a une vingtaine de siècles, c’est parce que cette première venue est pour nous la garantie de sa nouvelle venue dans la gloire. Tout ce temps liturgique est tourné vers l’avant, en latin, la parousie en grec, le nouvel avènement dans la gloire de Jésus à la fin de l’histoire et à la fin de ce monde. Et nous osons espérer fermement que cette nouvelle venue aura lieu, puisque la première a eu lieu. Les espérances d’Israël ont été exaucées par le premier avènement de Jésus dans l’humilité et dans l’humiliation, et l’espérance du nouveau peuple de l’alliance, à savoir l’Eglise, sera elle aussi espérée par la nouvelle venue de Jésus, cette fois, dans la gloire. Lors du premier avènement, il a été jugé et condamné par les hommes. Quand il viendra de nouveau dans la gloire, c’est lui qui jugera les vivants et les morts avec justice et avec miséricorde.

L’évangile qui vient d’être proclamé m’impressionnait beaucoup dans mon enfance, parce que, quand j’avais sept ou huit ans, je ne connaissais pas encore l’histoire de l’Empire romain, je ne connaissais pas la situation religieuse ni politique de la Terre sainte, n’empêche, j’étais impressionné par la précision de la date: la quinzième année du règne de Tibère-César. Et je pressentais que c’était important, que nous étions marqués dans notre foi par un événement repérable dans l’histoire. La foi chrétienne n’a rien à voir avec une mythologie intemporelle, elle est liée à un événement historique daté, alors que Ponce Pilate était gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe tétrarque d’Iturie, à ce moment-là, la parole de Dieu a fondu à la verticale sur Jean-Baptiste, fils de Zacharie. Autrement dit, la parole de Dieu est entrée dans l’histoire humaine. L’amour de Dieu s’est infiltré au coeur de l’histoire et finalement, au coeur de chaque homme. La Parole de Dieu fut adressée par Jean, fils de Zacharie, dans le désert. Et ensuite, l’évangile relate la prédication de Jean-Baptiste en y voyant l’accomplissement de l’oracle d’Isaïe. Une voix crie dans le désert. Préparez la route du Seigneur, rendez droits ses sentiers.

Je voudrais profiter ce cet évangile à quelques jours de Noël pour insister sur cet aspect de la foi, à savoir que la foi chrétienne n’est pas seulement un cri du coeur, une aspiration du coeur humain qui aurait projeté devant elle un événement illusoire. Notre foi nous a été, si je puis dire, arrachée, extorquée par un événement qui s’est imposé à nous historiquement. Et cela est infiniment précieux.

Nous allons dans un instant proclamer la foi de Nicée-Constantinople, foi qui a été rédigée par les pères de deux conciles: Nicée en 325, Constantinople en 381 et dans ce texte du credo, il y a des envolées extraordinaires, qui dépassent notre capacité de comprendre. Nous affirmons d’abord notre foi en Dieu, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible, mais aussi de l’univers invisible, des anges, des archanges, des séraphins. Et puis nous parlons de Jésus comme étant notre seul Seigneur. A l’époque, quand ce texte a été rédigé, on avait derrière soi quelques siècles de l’Empire romain, où il avait fallu, si on n’était pas solide dans la foi, offrir de l’encens devant une statue de l’empereur romain qui se faisait considérer comme un dieu présent sur la terre, qui se faisait traiter donc de Kyrios, de seigneur. Et on dit dans le credo: “en un seul Seigneur, Fils unique de Dieu, né du père avant tous les siècles”. Car il a fallu résister aux hérésies qui voulaient simplifier notre foi, la mettre à mesure humaine, en disant que Jésus n’était pas vraiment Dieu. Il est un homme sublime, exceptionnel dont Dieu a fait son porte-parole, mais il est une créature. Il a fallu se battre grâce au courage d’Athanase d’Alexandrie pour dire non il est Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu engendré de toute éternité au sein de la Trinité et pas comme nous, créés dans le temps, et de même nature, en substance, que le Père, et par Lui, tout a été fait. Alors, devant de telles envolées métaphysiques, on pourrait se demander si ce n’est pas un rêve ou du délire. Mais aussitôt après vient la vie historique de Jésus, conçu de l’Esprit-Saint, né de la Vierge Marie et qui a souffert sa Passion sous Ponce Pilate. La mention de Ponce Pilate dans le credo est très précieuse, même si, paraît-il, en Allemagne, quand quelqu’un arrive comme un cheveu dans la soupe, on dit “il arrive comme Ponce Pilate dans le credo”. Mais la venue de Ponce Pilate dans le credo, autant un personnage falot, lâche, elle est très précieuse. Elle atteste que nous ne sommes pas dans un mythe, une projection psychologique, mais nous sommes dans un événement historique. Et après cette nouvelle garantie recommence une nouvelle envolée: il fut mis au tombeau, mais le troisième jour, il ressuscita d’entre les morts conformément aux écritures. Il est assis à le droite du Père. Au même moment que Dieu, car il est Dieu tout autant que le Père. Et il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin. Le credo de Nicée reprend ce que Daniel avait dit dans la vision du chapitre sept qui a tellement inspiré Jésus dans sa mission humaine: son règne n’aura pas de fin. Et puis nous proclamons notre foi dans l’Esprit-Saint. Et nous y croyons, dans l’Esprit-Saint, parce que Jésus nous en a parlé, nous a promis de l’envoyer. Et ici aussi, il nous a fallu résister aux hérétiques qu’on appelait des Pneumatomaques, ça veut dire en grec ceux qui se battent contre l’Esprit-Saint, qui considèrent que l’Esprit-Saint n’est pas vraiment Dieu, au contraire du Christ. Pour ces hérétiques, l’Esprit-Saint est un souffle anonyme, une respiration, mais pas vraiment quelqu’un, il n’est pas vraiment Dieu, Seigneur qui donne la vie. Il est un principe vital anonyme qui nous habite, qui nous inspire. Alors, il a fallu résister aux Pneumatomaques et dire non, l’Esprit-Saint, il est Seigneur et il donne la vie. Il procède du Père et du Fils ou, selon les Grecs, du Père par le Fils, mais cela revient pratiquement au même. Il procède du Père et du Fils et, avec le Père et le Fils, il reçoit, s’il vous plaît, même adoration et même gloire. Nous le vénérons et nous l’adorons tout autant que le Père et le Fils. Et après cette envolée, on poursuit avec le mystère de l’Eglise: je crois en l’Eglise, une. Rappelez-vous le filet qui est rempli de poissons (Luc, ch. 5) au point que les filets menacent de se déchirer. La pêche miraculeuse (Jean, ch. 21), et malgré la grande quantité de poissons, dit Jean, le filet ne se déchira pas. L’Eglise a beau être multiple, le filet comptait 153 gros poissons. Toutes les cultures, toutes les races, toutes les langues, et il ne se déchire pas. L’Eglise est une dans sa diversité, sainte, pas par elle-même, mais par le sein de Dieu, Jésus, qui est sa tête. Par l’Esprit-Saint, qui est son âme, par la Sainte Vierge Marie, qui est son coeur, par la Tradition sainte, qui vient des apôtres, par l’Ecriture sainte, qui éclaire le chemin dans cette vie et par le très saint Sacrement de l’Eucharistie qui est sa nourriture et le principe de sa vie. En ce sens, l’Eglise est sainte, même si elle est composée des pécheurs que nous sommes. Mais heureusement, elle produit aussi à travers l’histoire des saints et des saintes en grand nombre. Et après cela, après le mystère de l’Eglise, le baptême pour la rémission des péchés, et on termine avec une nouvelle envolée de foi et d’espérance: je crois en la résurrection des morts, je crois que Dieu recréera nos corps qui, ici-bas, sur cette terre, vont inévitablement vers la dissolution, la putréfaction ou la crémation et les cendres. Je crois en la recréation de nos corps, en la résurrection des corps et à la vie éternelle, amen.

Alors, devant un texte bourré à craquer de foi en des réalités qui sont pour une bonne part invisibles, nous n’avons pas vu la création du ciel, ni de la terre, nous n’avons pas vu l’Esprit-Saint, on n’a pas vu la résurrection du Seigneur, on n’a pas vu encore la vie éternelle qui nous attend. Et heureusement, au milieu de tout cela, il y a Ponce Pilate, et la référence à l’histoire. Il y a l’an quinze, du règne de Tibère-César, il y a le procurateur de la Judée, à l’époque, et les différents tétrarques, et les grands prêtres de l’époque. Nous ne sommes pas dans le rêve, nous ne sommes pas dans l’imagination, nous ne sommes pas dans la mythologie, nous ne sommes pas dans la psychanalyse freudienne, nous sommes dans un événement historique qui s’impose à nous et qui est riche de sens et qui nous fait vivre pour toute cette vie et qui va faire vivre l’histoire humaine jusqu’à son accomplissement”.

Bruxelles: Procession du Trois Centième Anniversaire de la Paroisse des Minimes | 31 mai 2015

Ce dimanche 31 mai 2015 avait lieu la procession jubilaire commémorant le trois centième anniversaire le la Paroisse des Minimes à Bruxelles.

La cérémonie débute à l’église, par une brève allocution de l’Abbé Hygonnet (fssp), vicaire de la paroisse pour la forme extraordinaire. Après avoir chaleureusement salué le Doyen Castiau, les abbés Vanderbist, Lenge et Duroisin, il félicite les fidèles, qui ont résisté à la tentation de rester chez eux à cause d’une météo capricieuse pour participer à un événement qui n’avait plus eu lieu depuis plusieurs décennies. “C’est une grande joie de nous retrouver nombreux autour de Notre-Dame-de-Lorette dans le but d’honorer notre Mère et de la prier. Par la T.S. Vierge Marie, nous remercions particulièrement le Bon Dieu pour les trois cents ans d’existence de cette paroisse. Par la T.S. Vierge Marie, nous réjouirons notre âme et nous lui ferons du bien en récitant le chapelet durant la procession. Nous prierons également pour les vocations et nous porterons notre foi au dehors des murs de l’église, aux périphéries. Nous allons la porter, notre foi, dans les rues du quartier, avec ferveur et simplicité, de tout notre coeur. L’espace public est un espace de mission, lui aussi. Le témoignage des catholiques y a toute sa place, toute son importance et nous ne voulons pas laisser vide l’espace public. Que par la T.S. Vierge Marie, le Bon Dieu daigne faire descendre sur nous-mêmes, sur la paroisse, sur tout le quartier, l’abondance de ses bénédictions et de ses grâces”.

Ensuite, Monsieur le Doyen procède à la bénédiction de la bannière en soie réalisée sur les bons soins d’une paroissienne dévouée: “Par cette bénédiction, mes frères, je demande au nom de l’Église au Seigneur Jésus-Christ, dont l’Église est semblable à une milice, de bénir cette bannière, pour que tous ceux qui défileront sous cette bannière faite en l’honneur de Dieu soient vainqueurs de tout ennemi visible et invisible ici-bas, et qu’après leur victoire, ils méritent de triompher dans le Ciel par l’intercession des Saints Jean et Étienne. Je demande ces grâces par Jésus-Christ, qui vit et règne avec Dieu le Père et le Saint-Esprit. Tel est le sens et le contenu de la bénédiction que je suis maintenant heureux de célébrer auprès de vous”. Suit la formule de bénédiction en Latin.

Le cortège des fidèles, précédé de la croix et accompagné de la statue de N.D. de Lorette et de la bannière sort de l’église et se dirige vers la droite. Au rond-point, on tourne à gauche, direction la rue Haute, la place de la Chapelle et la rue Blaes. La marche est rythmée par les chants, le chapelet et nous constatons une certaine bienveillance de la part des passants: qui se signe, qui regarde le cortège avec un sourire amical, qui commente notre passage avec son voisin…

Le cortège prend ensuite à gauche pour remonter la rue Saint-Ghislain, puis se retrouve un peu plus haut, au pied de l’ascenseur qui remonte vers le palais de justice. Encore quelques dizaines de mètres sur la gauche, et voilà le cortège rentré dans l’église, pour une procession qui aura duré une heure à peine.

Après un Ave Maria chanté avec talent par un des fidèles, c’est au tour du Doyen Castiau de prononcer un bref discours: il exprime sa gratitude par rapport à ce bel événement. Il rappelle le message du Christ, en rapport avec l’évangile du jour: “Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps”. Il rappelle qu’à l’heure actuelle, des chrétiens continuent à subir mépris, persécution et mort, précisément en rapport avec leur attachement à la Sainte-Trinité qu’on fête aujourd’hui.

C’est l’Abbé Hygonnet qui conclut la cérémonie, en remerciant ceux qui par leur travail acharné, ont rendu possible cet événement qui a demandé plusieurs semaines de préparation: paroissiens, services de communication de l’archidiocèse, ceux qui ont nettoyé le beau dais sous lequel se trouvait la Sainte Vierge dans l’église. Il remercie encore le Doyen et l’abbé Lengé pour leur présence, ainsi que l’abbé Duroisin et Soeur Micheline.

Les fidèles entonnent le Salve Regina. À l’issue de la cérémonie, tout le monde se retrouve à la Maison Saint-Paul de la rue des Minimes pour le verre de l’amitié.

Bruxelles: Mgr Léonard célèbre la messe du 1er dimanche de l’Avent à l’église des Minimes | Dimanche 2 décembre 2012

Pour le premier dimanche de l’Avent, Mgr Léonard était invité par l’abbé Hygonnet, fssp, à l’église des Minimes à Bruxelles.En présence de plusieurs dizaines de personnes, il a célébré la messe dans le rite romain extraordinaire.

Le prélat a commencé son homélie en rappelant que nous étions certains de mourir un jour, et que la vie serait littéralement insupportable si nous devions vivre quelques centaines, voire quelques milliers d’années. C’est ce que le Seigneur nous fait comprendre dans la liturgie du premier dimanche de l’Avent.

De même pour le monde, que Saint Paul (Rom., 8) décrit comme une création désormais « assujettie à la vanité, mais qui a l’espérance d’être délivrée un jour » de ce qu’il appelle la « servitude de la corruption », à savoir que tout ici-bas ne naît que pour mourir et ne fleurit que pour ensuite faner, se dessécher et ensuite s’en aller. Le Seigneur nous garantit que ce monde, en dépit de sa part de beauté, reste tragique et cruel et ne correspond pas au dessein originel de son créateur.

Mais Jésus nous avertit également que ce monde n’est pas non plus le dernier mot de la création, lui qui, par sa résurrection à Pâques, a commencé un monde nouveau. Et donc, quand le monde présent sera ébranlé jusque dans ses fondements, ce sera pour laisser la place à un monde nouveau, où la vie pourra refleurir. Même si ce passage est redoutable, les paroles de Jésus prennent tout leur sens: « Cette génération ne passera pas avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venir avec puissance.

En même temps que Jésus, une créature humaine est déjà associée à cette gloire du monde nouveau, c’est Marie, depuis la gloire de son Assomption. Il y a donc dans cette vie éternelle un homme, Jésus, Dieu fait homme, et Marie, une femme. Nous y avons donc déjà l’humanité au complet.

En ce sens, la liturgie de l’Avent est une liturgie d’espérance: nous sommes tournés vers l’adventus, en Latin, celui qui vient, c’est pour préparer sa parousia, en grec, qui correspond à sa deuxième venue, dans la gloire. Et comme on l’affirme dans le credo, ce sera « pour juger les vivants et les morts ».

Pendant le temps de l’Avent, on entend plusieurs prophéties d’Isaïe. Et on voit que ces prophéties ont été exaucées dans la première venue de Jésus. Et semblablement, les espérances du nouveau peuple de Dieu, nous-mêmes, seront exaucées dans la nouvelle venue de Jésus.

Le temps de l’Avent est un temps d’espérance, mais il est aussi, nous dit Saint Paul, un temps de vigilance. « La nuit et dense, mais le jour est proche », nous devons rester éveillés afin de pouvoir accueillir le Seigneur quand il viendra. La venue du Seigneur est si proche que, chaque fois que nous célébrons la Sainte Messe, Celui qui doit venir dans la gloire, déjà nous rejoint dans la foi. Il nous parle dans la Liturgie de la Parole et nous rejoint par sa présence eucharistique parmi nous. Il vient nous visiter de l’intérieur dans la Sainte Communion.

A l’issue de l’office, les paroissiens se sont retrouvés en présence de leur évêque autour du verre de l’amitié, suivi d’un repas qui s’est déroulé dans la bonne humeur!

Vous pouvez également revoir la vidéo de l’homélie ici:

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Namur: Adieu de M. l’abbé Hygonnet et de M. l’abbé Schijffelen | Dimanche 30 octobre 2011

L’abbé Hygonnet a récemment été nommé vicaire à plein temps à la paroisse des Minimes de Bruxelles et l’abbé Schijffelen va pour sa part rejoindre l’abbé Knudsen comme vicaire à Amsterdam

Dans son allocution, Yves-Paul Muret, au nom des fidèles de la Maison Saint-Aubain à Namur, a chaleureusement remercié l’abbé Hygonnet pour son entier dévouement. « Nous vous avons montré le chemin de la Belgique, vous nous avez montré le chemin du Ciel » a conclu Yves-Paul Muret, paraphrasant la première phrase du curé d’Ars au petit Antoine Givre.

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L’abbé Hygonnet a répondu en remerciant les fidèles, indiquant le chemin parcouru depuis la première messe à Saint Thérèse à Namur, le 19 octobre 2003: « On s’aperçoit que le bien se fait petit à petit. Merci pour votre soutien. Je remercie le Bon Dieu, j’ai vu beaucoup d’oeuvres de la grâce! »

L’abbé Schijffelen a également remercié les fidèles pour le bon accueil qui lui a été réservé pendant les quelques années passées à Namur.

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Last but not least: le 31 octobre, c’est l’anniversaire de l’abbé Hygonnet. Avec un jour d’avance, il a donc été fêté par les fidèles de la communauté.