Archives de catégorie : Pèlerinage autre

Bruxelles | Fête-Dieu | Dimanche 29 mai 2016

Ce dimanche 29 mai 2016, la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre à Bruxelles, qui dessert l’Eglise procession_20160529des Saints Jean et Etienne « aux Minimes » a organisé une procession du Saint-Sacrement à travers le quartier des Marolles, à Bruxelles.

 

A l’issue des vêpres, le cortège est passé de la rue des Minimes à la rue Stevens. Après une courte halte à l’église Notre-Dame de la Chapelle, les pèlerins se sont dirigés vers la rue Blaes, ont bifurqué à gauche dans la rue des Renards, puis après avoir parcouru quelques dizaines de mètres dans la rue Haute, on remonté la rue de l’Epée pour compléter la boucle.

Durant la Messe célébrée par l’abbé Hygonnet, vicaire aux Minimes, deux jeunes enfants de la paroisse ont communié pour la première fois.

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Pèlerinage à Turin | 22-24 avril 2015

Les pèlerins se retrouvent à l’aéroport de Charleroi en cette matinée du mercredi 22 avril 2015. Dix-sept personnes, accompagnées de l’abbé Louis Baudon de Mony, prêtre de la FSSP, viennent de Herstal, deux personnes de Bruxelles et sa région, et une de Namur.

Les présentations sont brèves, nous allons passer les portiques de contrôle! Après l’attente d’usage, tout le monde s’installe dans l’avion, nous sommes prêts à partir pour Turin. Cette année 2015 marque le bicentenaire de la naissance de Don Bosco, et c’est à cette occasion que fut décidée une ostension du Saint-Suaire.

L’avion décolle à l’heure, et atterrit même avec quelques minutes d’avance. A l’arrivée, un minibus nous emmène au centre de Turin, à l’hôtel Diplomatic, à proximité de la gare “Porta Susa”. Cette pension a l’air bien confortable, mais pour l’heure, nous allons nous restaurer et prendre quelques forces pour l’après-midi. Après quoi nous partons, un plan de la ville à la main, pour découvrir quelques églises, si nombreuses dans la capitale piémontaise. Nous nous émerveillons, notamment, devant le sanctuaire della Consolata, où repose Don Cafasso, confesseur et directeur spirituel de Don Bosco.

Après une longue et agréable marche, nous nous dirigeons vers la chiesa della Misericordia, où nous récitons le chapelet . La messe est ensuite célébrée par notre aumônier. Dans son homélie, il nous décrit le songe infernal vécu par Don Bosco, dans lequel certains jeunes étaient attirés comme par des lacets vers une bête hideuse associée au Diable. Il nous rappelle trois éléments essentiels prêchés par don Bosco et nécessaires au salut de l’âme: la confession, la communion et l’obéissance, notamment aux supérieurs et à la Ste Eglise. Parmi les vertus qui nous évitent ce destin funeste, l’obéissance devrait être méditée davantage: l’obéissance envers les parents, les prêtres, les supérieurs… Comme éducateurs, nous ne devons pas manquer de rappeler à nos enfants ces vérités essentielles.

Une fois rentrés à l’hôtel, nous faisons connaissance avec une jeune bibliothécaire française, qui nous guidera au long de nos visites du lendemain. Un succulent repas nous attend, préparé avec le talent dont savent faire preuve les Italiens lorsqu’il s’agit d’accueillir leurs hôtes. Le repas se termine vers 22h30, et tout le monde regagne sa chambre, car la journée de demain va être longue, puisque sont prévues la visite au Saint-Suaire et celle du Valdocco, le lieu investi par Don Bosco pour fonder son premier centre d’accueil et de formation pour jeunes garçons.

La journée du jeudi 23 avril commence bien, puisque le Saint Sacrement est exposé dans la première église que, par providence, nous visitons. C’est une bonne entrée en matière pour la prière du matin. Après un tour à pied du centre de la ville, il est temps de gagner l’entrée par laquelle nous allons accéder au “Duomo”, la cathédrale San Gian-Battista dans laquelle est exposé le Saint-Suaire.

Il n’y a pas trop de monde en ce milieu de semaine, et après de longs dédales de tentes bâchées de blanc, nous arrivons dans la cathédrale. Il est 11h15, le recueillement est complet. Après une dizaine de minutes, nous sortons, puis rentrons à nouveau, mais à l’arrière, un peu plus loin du Suaire. A nouveau un moment de prière. Une fois sortis, nous retournons dans le centre de Turin pour prendre le repas de midi. A 14h30, nous avons rendez-vous à la Via Maria Ausiliatrice, au “QG” de Don Bosco (1815-1888). Une aimable guide italienne bénévole, journaliste de formation, va nous accompagner durant toute la visite. Elle commence par nous montrer la première chapelle érigée par le saint, alors qu’il commençait son ministère auprès des jeunes défavorisés de ce quartier du Valdocco (chapelle Pinardi). Il est intéressant de constater que, dans l’architecture de la chapelle, c’est le sacrement de la confession qu’il place au-dessus de tous les autres. Peut-être pour nous faire comprendre la miséricorde de Dieu?…La confession est la clé du ciel, disait-il.

Ensuite, nous passons à côté de la chapelle Saint-François-de-Sales, à proximité de laquelle aura lieu le miracle des pains: Don Bosco n’en avait que cinq en début de journée, pour nourrir plusieurs centaines de personnes. Il les distribua et tout le monde put manger à sa faim; à la fin de la journée, il lui restait précisément… cinq pains!

Avant de visiter l’étage supérieur de la maison du saint, nous faisons connaissance avec “Mamma Margherita”, la maman de Don Bosco. Il semble d’ailleurs que ce soit caractéristique des salésiens d’impliquer leur mère dans leur ministère. Nous nous asseyons dehors, là où “Mamma Margherita” cultivait un jardin. En montant les escaliers vers les appartements de Don Bosco, nous pouvons observer un tableau qui représente le saint, avec sa mère et un chien gris (Il Griggio). Ce dernier joua également un rôle important dans la vie de Don Bosco car il apparaissait lorsqu’un danger mortel se faisait sentir. Il a même été attesté que des malfaiteurs avaient prévu de tirer avec un fusil sur Don Bosco, ce qui ne put avoir lieu étant donné que le chien sauvage l’avait empêché ce jour-là de prendre la route. Arrivés à l’étage, nous nous dirigeons vers la chapelle dans laquelle il célébrait la Messe à la fin de sa vie, puis son bureau et sa chambre à coucher. Nous pouvons également observer des objets lui ayant appartenu (sa soutane, des cannes, divers objets liturgiques…). Avec Bernadette Soubirous, Don Bosco partage la caractéristique d’avoir été le premier saint à être photographié. Il n’est donc pas étonnant de suivre un certain nombre de clichés datés entre le début de son ministère et sa mort.

Nous redescendons, direction la basilique Santa Maria Ausiliatrice, dans laquelle se trouve la châsse de Saint Jean Bosco. Plusieurs figures marquantes de sa vie sont vénérées également en ce lieu, comme le jeune Saint Dominique Savio, mort à l’âge de 14 ans, ou la soeur religieuse Marie-Dominique Mazzarello, fondatrice des Filles de Marie-Auxiliatrice. C’est là une qualité essentielle de Don Bosco: non seulement d’avoir été saint lui-même, mais d’avoir suscité tant de vies de saints. Quelle belle oeuvre!

Après les achats de souvenirs, le groupe se rend comme la veille à la Chiesa della Misericordia, où nous récitons le chapelet et où notre abbé célèbre la Messe.

Le repas tout aussi succulent que la veille est suivi, pour certains, d’une promenade en direction d’un vendeur de glace. Quoi de plus normal quand on séjourne en Italie?

Le réveil du lendemain est pénible pour certains d’entre nous: l’un oublie de se réveiller, l’autre n’arrive tout simplement pas à se lever à la suite d’une nuit blanche. Que se passe-t-il donc? Ah oui, c’est aujourd’hui que nous repartons, mais la bonne humeur est toujours au beau fixe, comme l’a été la météo des derniers jours.

Les plus résistants vont encore se promener deux heures. Notamment pour visiter les églises jumelles de San Carlo et Santa Cristina. La première est dédiée aux Augustins et la seconde aux Carmélites déchaussées.

De retour à l’hôtel, il est temps de prendre ses valises, car le minibus est arrivé: direction l’aéroport de Turin. Le voyage se déroule sans encombre et notre avion atterrit à l’heure prévue, 15h.

Au terme de ce voyage, il est facile d’en dresser le bilan: nous voulions voir le Saint Suaire, et nous l’avons vu. Nous voulions voir Don Bosco et son oeuvre, et nous les avons vus. Nous voulions passer ensemble un agréable séjour combinant prière, recueillement et joies terrestres simples, et nous avons tout eu. Deo gratias!