Bruxelles: Messe pontificale célébrée par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire du diocèse d’Astana au Kazakhstan | Dimanche 17 janvier 2016

La Messe pontificale a été célébrée à l’église des Minimes à Bruxelles.

Vous pouvez réécouter l’homélie:

Nous avons également le plaisir de vous présenter quelques photos de la cérémonie:

Bruxelles: conférence de Mgr Schneider sur « Le trésor divin de l’Eucharistie » | Samedi 16 janvier 2016

Cette conférence a été donnée à la Maison Saint-Paul le 16 janvier 2016 par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan

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Bruxelles: Messe d’au revoir de Mgr Léonard | Dimanche 20 décembre 2015

Peu avant son départ pour la France, Monseigneur Léonard nous a fait l’honneur de sa visite à la paroisse des Minimes pour la forme extraordinaire du rite romain.

L’épître de Saint Paul (I Cor. 4, 1-5) pour ce quatrième dimanche de l’Avent résume à lui seul les vingt-cinq années de sa vie d’évêque, d’abord à Namur, puis à Bruxelles:

“Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous, ou par un tribunal humain; bien plus, je ne me juge pas moi-même. Car, encore que ma conscience ne me reproche rien, je ne suis pas justifié pour cela; celui qui me juge, c’est le Seigneur. Ne jugez donc point avant le temps marqué pour la venue du Seigneur: c’est lui qui éclairera ce qui est caché dans les ténèbres, et découvrira les plus secrètes pensées de coeurs; et alors, chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.”

Monseigneur relève précisément ce passage au début de son homélie, consacrée pour le reste au credo de Nicée-Constantinople (voir ci-dessous).

A l’issue de la Messe, l’abbé Hygonnet, vicaire des Minimes, prononce une courte allocution pour le remercier chaleureusement, pour cette communauté qu’il a permise et qu’il a aidée.

Les paroissiens se retrouvent au fond de l’église pour la photo de circonstance, et le joyeux groupe se rend à la maison Saint Paul de la rue des Minimes pour le verre de l’amitié.

Un paroissien souligne la fécondité des deux apostolats accordés par Monseigneur à la Fraternité Saint Pierre, à Namur et à Bruxelles. Pour cette dernière, une emphase particulière est mise sur la diversité des paroissiens: tant par rapport à leur âge que leur origine culturelle et linguistique.

Monseigneur prend alors la parole pour remercier les paroissiens. Il rappelle que, durant son ministère, il a toujours soutenu les initiatives ayant pour repère la fidélité à l’Eglise catholique, et c’est dans ce sens qu’il est venu si régulièrement nous rendre visite. Il va vivre maintenant un ministère plus retiré, dans un petit village français à proximité de Notre-Dame-du-Laus. En quelques mots, il explique l’origine historique du lieu, fondé par une mystique qui a bénéficié des apparitions de la Vierge (et même d’autres apparitions, comme celle du Christ crucifié ou de saints), Benoîte Rencurel (1647-1718), qui avait l’habitude d’accueillir notamment des prêtres et, spontanément, de leur proposer de se confesser et d’améliorer tel point de leur vie spirituelle. Monseigneur souligne qu’il est venu à l’invitation de Mgr Di Falco prêcher pour la première fois à Notre-Dame-du-Laus il y a une quinzaine d’années. Lui aussi s’est retrouvé rapidement au confessionnal, d’où sa conclusion, logique: Benoîte Rencurel y est toujours aussi active!

Avant de s’en aller, il explique qu’il va encore rendre visiter quelques prisons, où il constate qu’en dépit de certaines existences dégradées, la grâce de Dieu y est bien présente, comme en témoigne le cas de cette mère ayant assassiné ses enfants et qui, au milieu de sa souffrance en prison, rencontre le Christ et se convertit. Elle y est maintenant active pour l’animation des chants.

Le Credo, expliqué par Monseigneur Léonard

“Ne perdons jamais de vue que le temps de l’Avent est prioritairement un temps où nous nourrissons notre espérance de la nouvelle venue, “adventus”, en latin, du nouvel avènement, en forme contractée du nouvel Avent de Jésus dans la gloire. Et ici, nous faisons mémoire au terme du temps de l’Avent de la naissance de Jésus, il y a une vingtaine de siècles, c’est parce que cette première venue est pour nous la garantie de sa nouvelle venue dans la gloire. Tout ce temps liturgique est tourné vers l’avant, en latin, la parousie en grec, le nouvel avènement dans la gloire de Jésus à la fin de l’histoire et à la fin de ce monde. Et nous osons espérer fermement que cette nouvelle venue aura lieu, puisque la première a eu lieu. Les espérances d’Israël ont été exaucées par le premier avènement de Jésus dans l’humilité et dans l’humiliation, et l’espérance du nouveau peuple de l’alliance, à savoir l’Eglise, sera elle aussi espérée par la nouvelle venue de Jésus, cette fois, dans la gloire. Lors du premier avènement, il a été jugé et condamné par les hommes. Quand il viendra de nouveau dans la gloire, c’est lui qui jugera les vivants et les morts avec justice et avec miséricorde.

L’évangile qui vient d’être proclamé m’impressionnait beaucoup dans mon enfance, parce que, quand j’avais sept ou huit ans, je ne connaissais pas encore l’histoire de l’Empire romain, je ne connaissais pas la situation religieuse ni politique de la Terre sainte, n’empêche, j’étais impressionné par la précision de la date: la quinzième année du règne de Tibère-César. Et je pressentais que c’était important, que nous étions marqués dans notre foi par un événement repérable dans l’histoire. La foi chrétienne n’a rien à voir avec une mythologie intemporelle, elle est liée à un événement historique daté, alors que Ponce Pilate était gouverneur de Judée, Hérode tétrarque de Galilée, Philippe tétrarque d’Iturie, à ce moment-là, la parole de Dieu a fondu à la verticale sur Jean-Baptiste, fils de Zacharie. Autrement dit, la parole de Dieu est entrée dans l’histoire humaine. L’amour de Dieu s’est infiltré au coeur de l’histoire et finalement, au coeur de chaque homme. La Parole de Dieu fut adressée par Jean, fils de Zacharie, dans le désert. Et ensuite, l’évangile relate la prédication de Jean-Baptiste en y voyant l’accomplissement de l’oracle d’Isaïe. Une voix crie dans le désert. Préparez la route du Seigneur, rendez droits ses sentiers.

Je voudrais profiter ce cet évangile à quelques jours de Noël pour insister sur cet aspect de la foi, à savoir que la foi chrétienne n’est pas seulement un cri du coeur, une aspiration du coeur humain qui aurait projeté devant elle un événement illusoire. Notre foi nous a été, si je puis dire, arrachée, extorquée par un événement qui s’est imposé à nous historiquement. Et cela est infiniment précieux.

Nous allons dans un instant proclamer la foi de Nicée-Constantinople, foi qui a été rédigée par les pères de deux conciles: Nicée en 325, Constantinople en 381 et dans ce texte du credo, il y a des envolées extraordinaires, qui dépassent notre capacité de comprendre. Nous affirmons d’abord notre foi en Dieu, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible, mais aussi de l’univers invisible, des anges, des archanges, des séraphins. Et puis nous parlons de Jésus comme étant notre seul Seigneur. A l’époque, quand ce texte a été rédigé, on avait derrière soi quelques siècles de l’Empire romain, où il avait fallu, si on n’était pas solide dans la foi, offrir de l’encens devant une statue de l’empereur romain qui se faisait considérer comme un dieu présent sur la terre, qui se faisait traiter donc de Kyrios, de seigneur. Et on dit dans le credo: “en un seul Seigneur, Fils unique de Dieu, né du père avant tous les siècles”. Car il a fallu résister aux hérésies qui voulaient simplifier notre foi, la mettre à mesure humaine, en disant que Jésus n’était pas vraiment Dieu. Il est un homme sublime, exceptionnel dont Dieu a fait son porte-parole, mais il est une créature. Il a fallu se battre grâce au courage d’Athanase d’Alexandrie pour dire non il est Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu engendré de toute éternité au sein de la Trinité et pas comme nous, créés dans le temps, et de même nature, en substance, que le Père, et par Lui, tout a été fait. Alors, devant de telles envolées métaphysiques, on pourrait se demander si ce n’est pas un rêve ou du délire. Mais aussitôt après vient la vie historique de Jésus, conçu de l’Esprit-Saint, né de la Vierge Marie et qui a souffert sa Passion sous Ponce Pilate. La mention de Ponce Pilate dans le credo est très précieuse, même si, paraît-il, en Allemagne, quand quelqu’un arrive comme un cheveu dans la soupe, on dit “il arrive comme Ponce Pilate dans le credo”. Mais la venue de Ponce Pilate dans le credo, autant un personnage falot, lâche, elle est très précieuse. Elle atteste que nous ne sommes pas dans un mythe, une projection psychologique, mais nous sommes dans un événement historique. Et après cette nouvelle garantie recommence une nouvelle envolée: il fut mis au tombeau, mais le troisième jour, il ressuscita d’entre les morts conformément aux écritures. Il est assis à le droite du Père. Au même moment que Dieu, car il est Dieu tout autant que le Père. Et il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin. Le credo de Nicée reprend ce que Daniel avait dit dans la vision du chapitre sept qui a tellement inspiré Jésus dans sa mission humaine: son règne n’aura pas de fin. Et puis nous proclamons notre foi dans l’Esprit-Saint. Et nous y croyons, dans l’Esprit-Saint, parce que Jésus nous en a parlé, nous a promis de l’envoyer. Et ici aussi, il nous a fallu résister aux hérétiques qu’on appelait des Pneumatomaques, ça veut dire en grec ceux qui se battent contre l’Esprit-Saint, qui considèrent que l’Esprit-Saint n’est pas vraiment Dieu, au contraire du Christ. Pour ces hérétiques, l’Esprit-Saint est un souffle anonyme, une respiration, mais pas vraiment quelqu’un, il n’est pas vraiment Dieu, Seigneur qui donne la vie. Il est un principe vital anonyme qui nous habite, qui nous inspire. Alors, il a fallu résister aux Pneumatomaques et dire non, l’Esprit-Saint, il est Seigneur et il donne la vie. Il procède du Père et du Fils ou, selon les Grecs, du Père par le Fils, mais cela revient pratiquement au même. Il procède du Père et du Fils et, avec le Père et le Fils, il reçoit, s’il vous plaît, même adoration et même gloire. Nous le vénérons et nous l’adorons tout autant que le Père et le Fils. Et après cette envolée, on poursuit avec le mystère de l’Eglise: je crois en l’Eglise, une. Rappelez-vous le filet qui est rempli de poissons (Luc, ch. 5) au point que les filets menacent de se déchirer. La pêche miraculeuse (Jean, ch. 21), et malgré la grande quantité de poissons, dit Jean, le filet ne se déchira pas. L’Eglise a beau être multiple, le filet comptait 153 gros poissons. Toutes les cultures, toutes les races, toutes les langues, et il ne se déchire pas. L’Eglise est une dans sa diversité, sainte, pas par elle-même, mais par le sein de Dieu, Jésus, qui est sa tête. Par l’Esprit-Saint, qui est son âme, par la Sainte Vierge Marie, qui est son coeur, par la Tradition sainte, qui vient des apôtres, par l’Ecriture sainte, qui éclaire le chemin dans cette vie et par le très saint Sacrement de l’Eucharistie qui est sa nourriture et le principe de sa vie. En ce sens, l’Eglise est sainte, même si elle est composée des pécheurs que nous sommes. Mais heureusement, elle produit aussi à travers l’histoire des saints et des saintes en grand nombre. Et après cela, après le mystère de l’Eglise, le baptême pour la rémission des péchés, et on termine avec une nouvelle envolée de foi et d’espérance: je crois en la résurrection des morts, je crois que Dieu recréera nos corps qui, ici-bas, sur cette terre, vont inévitablement vers la dissolution, la putréfaction ou la crémation et les cendres. Je crois en la recréation de nos corps, en la résurrection des corps et à la vie éternelle, amen.

Alors, devant un texte bourré à craquer de foi en des réalités qui sont pour une bonne part invisibles, nous n’avons pas vu la création du ciel, ni de la terre, nous n’avons pas vu l’Esprit-Saint, on n’a pas vu la résurrection du Seigneur, on n’a pas vu encore la vie éternelle qui nous attend. Et heureusement, au milieu de tout cela, il y a Ponce Pilate, et la référence à l’histoire. Il y a l’an quinze, du règne de Tibère-César, il y a le procurateur de la Judée, à l’époque, et les différents tétrarques, et les grands prêtres de l’époque. Nous ne sommes pas dans le rêve, nous ne sommes pas dans l’imagination, nous ne sommes pas dans la mythologie, nous ne sommes pas dans la psychanalyse freudienne, nous sommes dans un événement historique qui s’impose à nous et qui est riche de sens et qui nous fait vivre pour toute cette vie et qui va faire vivre l’histoire humaine jusqu’à son accomplissement”.

Pèlerinage à Foy-Notre-Dame | Dimanche 4 octobre 2015

Un heureux hasard a voulu que la pluie tombe très tôt en ce matin du dimanche 4 octobre 2015: au début de notre marche vers Foy-Notre-Dame, les routes étaient encore humides, mais le reste de la journée s’est passé sous le soleil de cet été indien.

C’est avec Monseigneur Léonard, archevêque de Bruxelles-Malines, que nous marchons aujourd’hui. Les rumeurs concernant sa succession se faisant de plus en plus précises laissent supposer qu’on assiste à l’une de ses dernières sorties publiques.

Après le Veni Creator entonné par l’assemblée, l’archevêque rappelle qu’en cette journée, on anticipe la fête du Rosaire, célébrée le 7 octobre. Jésus et Marie accordaient une grande importance à la prière du rosaire. “N’oublions pas que la victoire de Lépante a été obtenue grâce à la prière du rosaire, et que, à Fatima notamment, la Vierge Marie a accordé un grande puissance à la prière du rosaire pour guérir l’humanité de ses maux, convertir le coeur humain, nous épargner la guerre, la violence et l’oubli de Dieu. Nous allons prier le rosaire aujourd’hui, et sans doute aussi, on l’espère, le prier les autres jours de notre vie. Le rosaire est accessible à tous, il peut être prié par les riches et par les pauvres, par les vieux et par les jeunes, par les intellectuels et par les manuels, par les malades et les bien portants et il peut être prié à peu près partout. On peut prier le rosaire dans une église; on peut le prier dans son lit, dans le bus, dans la voiture, dans le train, en marchant dans la rue, tout est possible et ça ne coûte rien sinon un petit peu de temps et de coeur, et ça nous fait le plus grand bien.

Nous portons certainement beaucoup d’intentions de prières au cours de ce pèlerinage, car les difficultés des épreuves ne manquent pas: nous sentons monter la violence dans beaucoup de parties du monde. Une violence parfois particulièrement barbare. Nous connaissons le sort de beaucoup de nos frères et soeurs chrétiens, persécutés en raison même de leur foi. Parfois sauvagement assassinés. Ou de manière plus discrète dans nos pays d’Occident: persécutés politiquement ou médiatiquement ou culturellement en raison de leur foi.

Nous portons aussi dans la prière le synode qui va s’ouvrir ce soir à Rome. Qui va durer trois semaines et qui va concerner un des enjeux majeurs de la vie de l’Eglise et de la société, à savoir la famille. Et nous espérons que l’Esprit-Saint soufflera pour que ce synode conforte le peuple chrétien dans la foi de l’Eglise et la beauté du mariage, de la grandeur du mariage. Dans l’indissolubilité du mariage, de la fécondité du mariage. Tant d’enjeux si importants et que nous devons porter dans notre prière.

Et puis il y a aussi tout le problème que nous connaissons en Europe, d’un flux migratoire important. C’est d’abord un problème pour les personnes qui doivent quitter leur pays et se dépayser totalement. Un problème aussi pour les pays qui doivent les accueillir.

Donc, les intentions de prière ne manquent pas pour ce pèlerinage. Un pèlerinage, c’est un petit résumé de la vie terrestre. Un pèlerinage a un départ et il a une fin. Nous allons aboutir, si tout va bien, tout à l’heure, au sanctuaire de Foy-Notre-Dame. Nous partirons d’un lieu de beauté pour arriver à un lieu de beauté également, et à travers de très beaux paysages. Mais il y aura aussi probablement un peu de fatigue, surtout pour les plus jeunes, les anciens étant déjà rôdés à ce genre d’exercice. A l’image de la vie. Et, de même que notre vie terrestre, à son début, chemine à travers les années, les décennies de notre existence pour enfin aboutir dans l’océan de grandeur, de la beauté et de la joie de Dieu, de même, mais en plus petit, en résumé, notre pèlerinage est une route exigeante mais au terme de laquelle nous serons accueillis par le Seigneur et par Notre-Dame de Foy. Car Marie est Mère de notre foi, comme elle est Mère de notre espérance et Mère du bel amour divin. Je vous souhaite une route joyeuse, fructueuse, et remplie d’espérance. Amen.”

Le groupe périgrine à travers la vallée de la Haute Leffe, au rythme du rosaire et des enseignements.

La halte de midi permet à tout le monde de se restaurer, et le menu traditionnel ne manque pas de régaler les estomacs: potage tomates aux boulettes, pain et vin… Tous sont heureux de se retrouver et d’échanger l’une ou l’autre amabilité. Un modeste présent est offert à Monseigneur: la photo encadrée des paroissiens bruxellois pour le rite traditionnel aux Minimes. Peu avant quatorze heures, il est temps de reprendre le chemin. Deux heures plus tard, ils arrivent à l’église pour la Messe de clôture.

Avant l’homélie de Mgr Léonard, l’abbé Hygonnet de la fssp prend la parole: il remercie chaleureusement le chanoine Jallet, recteur du sanctuaire, ainsi que ses confrères prêtres présents et plus particulièrement ceux venus de Riaumont, dans le Pas-de-Calais. Il rappelle aussi que la marche a commencé la veille pour quelques dizaines de vaillants jeunes gens qui sont partis de Namur ce samedi en fin de matinée.

Il adresse également un mot particulier à Mgr Léonard, qui célèbre cette messe pontificale de clôture.

“Depuis l’an 2000, vous êtes devenu un pèlerin de Leffe à Foy. Comme évêque de Namur, à l’époque, vous avez été le premier à apporter à ce pèlerinage un soutien efficace et précieux, à accorder votre confiance, sans faille. Devenu archevêque de Malines-Bruxelles en 2010, vous auriez pu être impressionné par l’ampleur de la tâche. Les croix ont été lourdes et nombreuses, en effet. Mais finalement, vous n’avez pas été si impressionné que cela et vous avez gardé un peu de temps pour le pèlerinage! Vous savez également que vous comptez beaucoup de soutiens ardents parmi les organisateurs et les participants à ce pèlerinage. Je voudrais vous dire également, Monseigneur, que, même si vous ne portez pas la couleur rouge, qui aurait pu apparaître ce soir, “in nostro pectore”, vous la portez quand-même. Merci, Monseigneur!”

Ce à quoi notre archevêque répond, avec son sens de l’humour et de la répartie coutumiers: “Monsieur l’abbé Hygonnet aurait bien voulu me faire rougir, mais il n’y parviendra pas!”.

“Mes frères et mes soeurs, quel grand honneur nous avons de ne pas être seulement les adhérents d’une doctrine, aussi belle soit-elle. Ou pire, les adhérents d’une idéologie, mais nous avons le bonheur d’avoir toute notre vie, comme chrétien, tournés vers une adorable personne. C’est très difficile d’aimer une doctrine, on la respecte, d’aimer une idéologie, on s’en inspire, tandis qu’une personne, on peut l’aimer. Nous avons le bonheur en la personne de Jésus, d’aimer quelqu’un qui a partagé notre humanité et qui la partage à jamais, mais qui est une personne divine, que nous pouvons donc adorer. Et Jésus est la seule personne dotée d’un visage humain, revêtue de notre humanité, devant lequel nous pouvons nous mettre à genoux, en lui disant, comme Thomas, après son moment de doute: “Mon Seigneur, et mon Dieu!”. Jésus est l’homme le plus aimé de toute l’histoire humaine. Il est le seul à qui, chaque jour, des millions d’hommes et de femmes envoient des “je t’aime”, qui ont sans doute dans leur coeur des souvenirs plein leur vie et qui, au moment de mourir, seront très heureux, s’ils sont encore conscients, de pouvoir prononcer son nom. C’est l’homme le plus aimé de la planète. Et il nous donne le bonheur aussi d’aimer une autre personne, car si nous étions, je le redis, seulement des adeptes d’une doctrine ou d’une philosophie ou d’une idéologie, nous n’aurions aucune raison de nous intéresser à Marie. Ceux qui s’intéressent à tous les “ismes” de l’histoire de la pensée, au platonisme, à l’aristotélisme, au plotinisme, au partisianisme, au spinozisme, au kantisme, à l’hegélianisme n’éprouvent pas un grand besoin de s’intéresser à la maman de ces philosophes, même s’ils ont eu, évidemment, une mère, que nous connaissons parfois un peu. Mais nous n’avons pas une dévotion pour la mère des grands philosophes. Tandis que, dans le cas de Jésus, nous avons toutes les raisons d’aimer Marie. De la vénérer avec l’intelligence et le calme. Tout comme Jésus est l’homme le plus aimé de l’histoire humaine, Marie est la femme la plus aimée. Ni Cléopâtre, ni Marie-Antoinette, ni Marie-Thérèse, ni aucune autre femme ne reçoivent chaque jour l’hommage de millions et de millions de gens qui lui disent comme nous lui avons dit inlassablement au long de cette route: Je vous salue, Marie, pleine de grâces. Nous ne disons cela pour aucune autre femme, même les femmes les plus estimées et les plus prestigieuses de l’histoire humaine ne reçoivent pas cet hommage d’amour unique. Puisque nous sommes à Foy-Notre-Dame, puisque nous célébrons la Messe du Rosaire, que nous sommes dans un sanctuaire spécialement voué à la foi de Marie, et je salue parmi nous la présence du recteur de ce sanctuaire, le Chanoine Jallet, regardons Marie afin de nous laisser inspirer par sa foi. Et l’évangile que nous avons entendu est éloquent à ce sujet. Saint Luc a composé ce récit dans un contraste évident avec celui qui précède et qui est celui de l’annonce faite à Zacharie. Dans l’évangile de l’enfance, de Saint Mathieu, qui a été écrit du point de vue de Saint Joseph, il y a une annonce à Joseph, mais dans l’évangile de Luc, qui a été écrit du point de vue de Marie, il y a deux annonces, une à Zacharie et, en contraste avec celle-ci, l’annonce faite à Marie. Lorsque l’ange Gabriel annonce à Zacharie que, malgré l’âge avancé de son épouse Elisabeth et de lui-même, il va donner naissance à un fils, sa réaction est: comment vais-je savoir que cela va se réaliser? Comment vais-je m’assurer que ta promesse n’est pas une parole en l’air? Il manque de foi. Il voudrait bien vérifier, savoir à l’avance, contrôler. Et parce qu’il manque de foi en la parole de Gabriel, qui est la parole de Dieu, il va se retrouver sans voix, muet, incapable de prononcer une parole, jusqu’à ce que naisse Baptiste, qui est la voix, qui va crier à travers le désert: “Le Royaume de Dieu est proche. Aplanissez les chemins pour sa venue”. Zacharie ne retrouvera la parole qu’à la naissance de celui qui est la voix, qui annonce le Verbe fait chair. Marie, par contre, reçoit du même archange Gabriel une annonce encore plus surprenante. Elle va devoir engendrer non seulement un prophète, mais elle va devoir engendrer le Fils du Très-Haut, qui se fait homme. Sa réaction est étonnement, non pas pour demander une vérification “Comment vais-je savoir?”, mais seulement “Comment cela se fera-t-il, puisque je ne vis pas dans la compagnie d’un homme, puisque je suis vierge”?
Comment cela se fera-t-il : son attitude est de foi, d’accueil. Elle demande seulement comment. Et la réponse est pour elle très probablement tout aussi mystérieuse et plus encore que pour Zacharie: “La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre, l’Esprit-Saint viendra sur toi, et c’est pourquoi l’enfant que tu mettras au monde sera appelé Fils de Dieu!”

Le “oui” de Marie, son “oui” de foi, a porté un fruit extraordinaire. Alors que Zacharie demeure sans parole, Marie, par sa foi, permet à la parole de Dieu de s’incarner en Jésus. Au Verbe de prendre chair en elle, elle est le premier tabernacle où habite le Très-Haut dans sa proximité avec les hommes. Et comme toujours, sur ce point comme sur tous les autres, Marie est pour nous un miroir de notre vocation. Tous les aspects de la vie de Marie, bien sûr, lui appartiennent en premier et sont à bien des égards un privilège qui lui est propre. En même temps, tous sont un miroir dans lequel nous voyons se refléter la vocation de l’Eglise et la vocation de chacune de nos vies. Comme elle, nous sommes appelés à une foi inconditionnelle. Et l’Eglise est appelée à être fidèle inconditionnellement à la foi qui lui vient de Jésus et des apôtres. Et puisque le oui de Marie a porté un fruit si unique, si admirable, comme on l’a dit dans l’antienne de cette messe: O Marie, celui que le monde ne peut contenir s’est enfermé dans ton sein en se faisant homme. Mais Marie nous avertit aujourd’hui que, chaque fois que dans notre vie, nous prononçons un “oui” authentique à l’appel de Dieu sur nous, cela portera un grand fruit. Je pense au “oui” que les plus jeunes parmi nous, ils sont très nombreux et nous nous en réjouissons, le “oui” que les jeunes vont devoir prononcer. Tout d’abord à l’appel du Seigneur de leur donner leur foi, leur confiance, de miser leur vie sur Lui, mais aussi le “oui” de leur orientation professionnelle. Le “oui” que beaucoup devront prononcer en s’unissant avec une autre personne dans les liens du mariage. Le “oui” de certains à l’appel de la vie consacrée, le “oui” d’autres à l’impulsion de devenir prêtres. Oui, tous et toutes, chers jeunes ici présents, vous avez déjà eu, ou vous avez, ou vous aurez l’occasion de devoir répondre un “oui” à l’image de celui de Marie, à l’appel du Seigneur sur votre vie. Je pense, pour la plupart des adultes ici présents, au “oui” de leur vie conjugale, y compris quand celle-ci a été brisée et que certains se retrouvent dans une grande solitude. Soit par abandon du conjoint, soit aussi, je pense, aux situations des veufs et des veuves. Et je n’oublie pas ceux qui sont un peu seuls dans la vie, parce qu’ils n’ont jamais trouvé une âme soeur, avec qui faire vie commune. Mais dans toutes ces situations, il y a aussi un “oui” à dire et à redire. Et plus ce “oui” sera à l’image de celui de Marie, plus il portera du fruit. Et enfin, je pense à mes frères et soeurs qui sont ici engagés dans la vie consacrée. Je pense à mes frères prêtres: eux aussi trouveront bonheur et joie dans leur vie si, se laissant inspirer par Notre-Dame de Foy, par Marie, mère de notre foi, ils renouvellent chaque jour un “oui” radical, intégral, sans réserves à ce que le Seigneur a bien voulu faire de leurs vies.

Monseigneur Léonard termine par un résumé de ce qu’il a dit plus haut:

In het leven van Maria zien we een “ja”-woord, altijd vruchtbaar is. Het is nooit anders dat we “ja” zeggen, tot een roeping vanwege de Heer. En dit in alle levenstoestanden. We zijn hier vooral leken, maar we zijn ook misschien onder ons mensen die echtgescheiden zijn, weduwen, weduwnaren, mensen die nooit een man of een vrouw hebben gevonden om met hem of met haar te trouwen. Er zijn onder ons Godgewijde mannen of vrouwen, priesters, diakens en zelfs een bischop, en in iedere levenstoestand, in iedere situatie worden wij permanent uitgenodigd om op het woord van de Heer in te gaan met ons “ja” woord. En als we dat “ja” woord uitspreken en vooral voltooien in ons dagelijks werk, dan zullen we veel vruchten dragen. En dit kunnen we hier in Foy-Notre-Dame heel speciaals toevertrouwen aan Maria, die haar “ja” woord op zo’n unieke manier heeft uitgesproken en zo’n grote vrucht heeft gedragen, namelijk Jezus Christus, onze broeder en onze God. kunnen we ons heel speciaal toevertrouwen aan Maria, moeder van ons geloof. In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

A l’issue de cette belle messe, les célébrants se réunissent pour la traditionnelle photo de groupe, puis les fidèles saluent l’archevêque et les prêtres présents. Dans les coeurs des jeunes et des moins jeunes brûle dejà une flamme ardente qui les fera revenir l’an prochain!

Conférence de Jeanne Smits à Bruxelles le 16 juin 2015

Le mardi 16 juin 2015 avait lieu une conférence de Jeanne Smits intitulée « La foi et la liturgie traditionnelles à la source de mon engagement familial et journalistique ». Cette conférence, donnée en présence d’une quarantaine de personnes, a été enregistrée; l’ensemble des fichiers mp3 peut être téléchargé ici.

Bruxelles: Procession du Trois Centième Anniversaire de la Paroisse des Minimes | 31 mai 2015

Ce dimanche 31 mai 2015 avait lieu la procession jubilaire commémorant le trois centième anniversaire le la Paroisse des Minimes à Bruxelles.

La cérémonie débute à l’église, par une brève allocution de l’Abbé Hygonnet (fssp), vicaire de la paroisse pour la forme extraordinaire. Après avoir chaleureusement salué le Doyen Castiau, les abbés Vanderbist, Lenge et Duroisin, il félicite les fidèles, qui ont résisté à la tentation de rester chez eux à cause d’une météo capricieuse pour participer à un événement qui n’avait plus eu lieu depuis plusieurs décennies. “C’est une grande joie de nous retrouver nombreux autour de Notre-Dame-de-Lorette dans le but d’honorer notre Mère et de la prier. Par la T.S. Vierge Marie, nous remercions particulièrement le Bon Dieu pour les trois cents ans d’existence de cette paroisse. Par la T.S. Vierge Marie, nous réjouirons notre âme et nous lui ferons du bien en récitant le chapelet durant la procession. Nous prierons également pour les vocations et nous porterons notre foi au dehors des murs de l’église, aux périphéries. Nous allons la porter, notre foi, dans les rues du quartier, avec ferveur et simplicité, de tout notre coeur. L’espace public est un espace de mission, lui aussi. Le témoignage des catholiques y a toute sa place, toute son importance et nous ne voulons pas laisser vide l’espace public. Que par la T.S. Vierge Marie, le Bon Dieu daigne faire descendre sur nous-mêmes, sur la paroisse, sur tout le quartier, l’abondance de ses bénédictions et de ses grâces”.

Ensuite, Monsieur le Doyen procède à la bénédiction de la bannière en soie réalisée sur les bons soins d’une paroissienne dévouée: “Par cette bénédiction, mes frères, je demande au nom de l’Église au Seigneur Jésus-Christ, dont l’Église est semblable à une milice, de bénir cette bannière, pour que tous ceux qui défileront sous cette bannière faite en l’honneur de Dieu soient vainqueurs de tout ennemi visible et invisible ici-bas, et qu’après leur victoire, ils méritent de triompher dans le Ciel par l’intercession des Saints Jean et Étienne. Je demande ces grâces par Jésus-Christ, qui vit et règne avec Dieu le Père et le Saint-Esprit. Tel est le sens et le contenu de la bénédiction que je suis maintenant heureux de célébrer auprès de vous”. Suit la formule de bénédiction en Latin.

Le cortège des fidèles, précédé de la croix et accompagné de la statue de N.D. de Lorette et de la bannière sort de l’église et se dirige vers la droite. Au rond-point, on tourne à gauche, direction la rue Haute, la place de la Chapelle et la rue Blaes. La marche est rythmée par les chants, le chapelet et nous constatons une certaine bienveillance de la part des passants: qui se signe, qui regarde le cortège avec un sourire amical, qui commente notre passage avec son voisin…

Le cortège prend ensuite à gauche pour remonter la rue Saint-Ghislain, puis se retrouve un peu plus haut, au pied de l’ascenseur qui remonte vers le palais de justice. Encore quelques dizaines de mètres sur la gauche, et voilà le cortège rentré dans l’église, pour une procession qui aura duré une heure à peine.

Après un Ave Maria chanté avec talent par un des fidèles, c’est au tour du Doyen Castiau de prononcer un bref discours: il exprime sa gratitude par rapport à ce bel événement. Il rappelle le message du Christ, en rapport avec l’évangile du jour: “Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps”. Il rappelle qu’à l’heure actuelle, des chrétiens continuent à subir mépris, persécution et mort, précisément en rapport avec leur attachement à la Sainte-Trinité qu’on fête aujourd’hui.

C’est l’Abbé Hygonnet qui conclut la cérémonie, en remerciant ceux qui par leur travail acharné, ont rendu possible cet événement qui a demandé plusieurs semaines de préparation: paroissiens, services de communication de l’archidiocèse, ceux qui ont nettoyé le beau dais sous lequel se trouvait la Sainte Vierge dans l’église. Il remercie encore le Doyen et l’abbé Lengé pour leur présence, ainsi que l’abbé Duroisin et Soeur Micheline.

Les fidèles entonnent le Salve Regina. À l’issue de la cérémonie, tout le monde se retrouve à la Maison Saint-Paul de la rue des Minimes pour le verre de l’amitié.

Pèlerinage à Turin | 22-24 avril 2015

Les pèlerins se retrouvent à l’aéroport de Charleroi en cette matinée du mercredi 22 avril 2015. Dix-sept personnes, accompagnées de l’abbé Louis Baudon de Mony, prêtre de la FSSP, viennent de Herstal, deux personnes de Bruxelles et sa région, et une de Namur.

Les présentations sont brèves, nous allons passer les portiques de contrôle! Après l’attente d’usage, tout le monde s’installe dans l’avion, nous sommes prêts à partir pour Turin. Cette année 2015 marque le bicentenaire de la naissance de Don Bosco, et c’est à cette occasion que fut décidée une ostension du Saint-Suaire.

L’avion décolle à l’heure, et atterrit même avec quelques minutes d’avance. A l’arrivée, un minibus nous emmène au centre de Turin, à l’hôtel Diplomatic, à proximité de la gare “Porta Susa”. Cette pension a l’air bien confortable, mais pour l’heure, nous allons nous restaurer et prendre quelques forces pour l’après-midi. Après quoi nous partons, un plan de la ville à la main, pour découvrir quelques églises, si nombreuses dans la capitale piémontaise. Nous nous émerveillons, notamment, devant le sanctuaire della Consolata, où repose Don Cafasso, confesseur et directeur spirituel de Don Bosco.

Après une longue et agréable marche, nous nous dirigeons vers la chiesa della Misericordia, où nous récitons le chapelet . La messe est ensuite célébrée par notre aumônier. Dans son homélie, il nous décrit le songe infernal vécu par Don Bosco, dans lequel certains jeunes étaient attirés comme par des lacets vers une bête hideuse associée au Diable. Il nous rappelle trois éléments essentiels prêchés par don Bosco et nécessaires au salut de l’âme: la confession, la communion et l’obéissance, notamment aux supérieurs et à la Ste Eglise. Parmi les vertus qui nous évitent ce destin funeste, l’obéissance devrait être méditée davantage: l’obéissance envers les parents, les prêtres, les supérieurs… Comme éducateurs, nous ne devons pas manquer de rappeler à nos enfants ces vérités essentielles.

Une fois rentrés à l’hôtel, nous faisons connaissance avec une jeune bibliothécaire française, qui nous guidera au long de nos visites du lendemain. Un succulent repas nous attend, préparé avec le talent dont savent faire preuve les Italiens lorsqu’il s’agit d’accueillir leurs hôtes. Le repas se termine vers 22h30, et tout le monde regagne sa chambre, car la journée de demain va être longue, puisque sont prévues la visite au Saint-Suaire et celle du Valdocco, le lieu investi par Don Bosco pour fonder son premier centre d’accueil et de formation pour jeunes garçons.

La journée du jeudi 23 avril commence bien, puisque le Saint Sacrement est exposé dans la première église que, par providence, nous visitons. C’est une bonne entrée en matière pour la prière du matin. Après un tour à pied du centre de la ville, il est temps de gagner l’entrée par laquelle nous allons accéder au “Duomo”, la cathédrale San Gian-Battista dans laquelle est exposé le Saint-Suaire.

Il n’y a pas trop de monde en ce milieu de semaine, et après de longs dédales de tentes bâchées de blanc, nous arrivons dans la cathédrale. Il est 11h15, le recueillement est complet. Après une dizaine de minutes, nous sortons, puis rentrons à nouveau, mais à l’arrière, un peu plus loin du Suaire. A nouveau un moment de prière. Une fois sortis, nous retournons dans le centre de Turin pour prendre le repas de midi. A 14h30, nous avons rendez-vous à la Via Maria Ausiliatrice, au “QG” de Don Bosco (1815-1888). Une aimable guide italienne bénévole, journaliste de formation, va nous accompagner durant toute la visite. Elle commence par nous montrer la première chapelle érigée par le saint, alors qu’il commençait son ministère auprès des jeunes défavorisés de ce quartier du Valdocco (chapelle Pinardi). Il est intéressant de constater que, dans l’architecture de la chapelle, c’est le sacrement de la confession qu’il place au-dessus de tous les autres. Peut-être pour nous faire comprendre la miséricorde de Dieu?…La confession est la clé du ciel, disait-il.

Ensuite, nous passons à côté de la chapelle Saint-François-de-Sales, à proximité de laquelle aura lieu le miracle des pains: Don Bosco n’en avait que cinq en début de journée, pour nourrir plusieurs centaines de personnes. Il les distribua et tout le monde put manger à sa faim; à la fin de la journée, il lui restait précisément… cinq pains!

Avant de visiter l’étage supérieur de la maison du saint, nous faisons connaissance avec “Mamma Margherita”, la maman de Don Bosco. Il semble d’ailleurs que ce soit caractéristique des salésiens d’impliquer leur mère dans leur ministère. Nous nous asseyons dehors, là où “Mamma Margherita” cultivait un jardin. En montant les escaliers vers les appartements de Don Bosco, nous pouvons observer un tableau qui représente le saint, avec sa mère et un chien gris (Il Griggio). Ce dernier joua également un rôle important dans la vie de Don Bosco car il apparaissait lorsqu’un danger mortel se faisait sentir. Il a même été attesté que des malfaiteurs avaient prévu de tirer avec un fusil sur Don Bosco, ce qui ne put avoir lieu étant donné que le chien sauvage l’avait empêché ce jour-là de prendre la route. Arrivés à l’étage, nous nous dirigeons vers la chapelle dans laquelle il célébrait la Messe à la fin de sa vie, puis son bureau et sa chambre à coucher. Nous pouvons également observer des objets lui ayant appartenu (sa soutane, des cannes, divers objets liturgiques…). Avec Bernadette Soubirous, Don Bosco partage la caractéristique d’avoir été le premier saint à être photographié. Il n’est donc pas étonnant de suivre un certain nombre de clichés datés entre le début de son ministère et sa mort.

Nous redescendons, direction la basilique Santa Maria Ausiliatrice, dans laquelle se trouve la châsse de Saint Jean Bosco. Plusieurs figures marquantes de sa vie sont vénérées également en ce lieu, comme le jeune Saint Dominique Savio, mort à l’âge de 14 ans, ou la soeur religieuse Marie-Dominique Mazzarello, fondatrice des Filles de Marie-Auxiliatrice. C’est là une qualité essentielle de Don Bosco: non seulement d’avoir été saint lui-même, mais d’avoir suscité tant de vies de saints. Quelle belle oeuvre!

Après les achats de souvenirs, le groupe se rend comme la veille à la Chiesa della Misericordia, où nous récitons le chapelet et où notre abbé célèbre la Messe.

Le repas tout aussi succulent que la veille est suivi, pour certains, d’une promenade en direction d’un vendeur de glace. Quoi de plus normal quand on séjourne en Italie?

Le réveil du lendemain est pénible pour certains d’entre nous: l’un oublie de se réveiller, l’autre n’arrive tout simplement pas à se lever à la suite d’une nuit blanche. Que se passe-t-il donc? Ah oui, c’est aujourd’hui que nous repartons, mais la bonne humeur est toujours au beau fixe, comme l’a été la météo des derniers jours.

Les plus résistants vont encore se promener deux heures. Notamment pour visiter les églises jumelles de San Carlo et Santa Cristina. La première est dédiée aux Augustins et la seconde aux Carmélites déchaussées.

De retour à l’hôtel, il est temps de prendre ses valises, car le minibus est arrivé: direction l’aéroport de Turin. Le voyage se déroule sans encombre et notre avion atterrit à l’heure prévue, 15h.

Au terme de ce voyage, il est facile d’en dresser le bilan: nous voulions voir le Saint Suaire, et nous l’avons vu. Nous voulions voir Don Bosco et son oeuvre, et nous les avons vus. Nous voulions passer ensemble un agréable séjour combinant prière, recueillement et joies terrestres simples, et nous avons tout eu. Deo gratias!

Pèlerinage à Foy-Notre-Dame | Dimanche 5 octobre 2014

C’est le jour même où le Pape François ouvre le « Synode des évêques sur la famille » qu’a lieu le pèlerinage annuel de Foy Notre-Dame, qui s’articule précisément autour du thème « Famille-Vocations-Chrétienté ».

Le prédicateur du jour est un jeune prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, l’abbé Baudon de Mony, qui, après plusieurs années d’apostolat en Colombie, vient de rejoindre la maison de Namur, depuis laquelle il exercera son apostolat à Herstal.

Les familles « Domus Christiani » renouvellent leur consécration à proximité du monument où, cent ans auparavant, furent fusillés tous les hommes de Leffe et devant une imposante statue du Sacré Coeur de Jésus.

La matinée avance au fil des kilomètres de marche, des enseignements et des mystères joyeux et douloureux du rosaire.
La halte de midi offre l’occasion aux pèlerins de prendre leur pique-nique tout en discutant autour d’une bonne soupe et d’un
verre de vin. Les plus studieux peuvent même aller consulter l’étal sur lequel sont présentés des livres religieux. Avant de reprendre la marche, une jeune chrétienne d’Orient prend la parole dans un français et un néerlandais impeccables. Elle expose la situation ô combien périlleuse de ses frères à Erbil, dans le nord de l’Irak. Non seulement les familles ont été chassées de leur domicile, mais elles vont devoir affronter un hiver rigoureux dans la région. Elle nous demande de prier pour eux. Nos dons sont les bienvenus, notamment en achetant un T-shirt avec le symbole des « Nazaréens », le surnom donné aux chrétiens de la région par leurs compatriotes musulmans. La marche reprend en début d’après midi avec la récitation des mystères glorieux. Bientôt, l’église de Notre-Dame de Foy apparaît à l’horizon. L’occasion de continuer quelques instants la prière à genoux.
Peu après, le cortège des pèlerins entre dans l’église pour la Messe.

La courte homélie en français est prononcée par le prédicateur du jour. Il rappelle que la famille est attaquée depuis des dizaines d’années par des lois opposées au plan de Dieu: divorce, contraception, avortement, euthanasie, PMA et GPA. Il rappelle que nous sommes ici pour prier pour les familles, alors qu’au même moment défilent à Paris des centaines de milliers de personnes qui justement s’opposent au projet destructeur du gouvernement français. Paraphrasant le Pape Saint Jean-Paul II, il lance: « N’ayez pas peur, Dieu est là! » Il rappelle également que le Synode qui s’ouvre à Rome n’a pas pour objet de changer la morale traditionnelle de l’Eglise, mais d’apprendre à parler aux hommes de notre temps qui ne connaissent pas suffisamment l’Eglise. « Prions pour que ce synode nous fasse redécouvrir la valeur du mariage ».

Lecture est faite enfin de la prière à la Sainte Famille du Pape François pour le Synode:

« Jésus, Marie et Joseph, en Vous nous contemplons la splendeur de l’amour véritable, à Vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth, faites aussi de nos familles des lieux de communion et des cénacles de prière, des écoles authentiques de l’Évangile et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth, que jamais plus dans les familles on ne fasse l’expérience de la violence, de la fermeture et de la division : que quiconque a été blessé ou scandalisé connaisse rapidement consolation et guérison. Sainte Famille de Nazareth, que le Synode des Évêques puisse réveiller en tous la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, sa beauté dans le projet de Dieu. Jésus, Marie et Joseph écoutez-nous, exaucez notre prière. »

L’homélie en néerlandais est prononcée par le Père Jos Vanderbruggen, prieur de Tancrémont: il raconte l’anecdote d’une femme pieuse qui explique à son curé qu’elle prie pour les vocations. Un peu par boutade, le prêtre explique que cela ne sert à rien! Interloquée, la dame lui demande quelque explication. Le prêtre suggère alors qu’avant de prier pour les vocations (ce qui, évidemment, est bon en soi), elle devrait prier pour avoir de saintes familles, sachant que seul ce bon terreau peut générer de saintes vocations. Le Père Vanderbruggen nous propose de suivre dans notre prière l’exemple de Marie à Cana: en premier lieu, Elle voit qu’il n’y a plus de vin. Elle s’adresse alors à son Fils et ne se décourage pas malgré le fait que Celui-ci n’accède pas directement à sa demande; au contraire, Elle ordonne aux serviteurs de faire tout ce qu’Il dira. Dieu est Dieu, il sait ce qu’Il fait! Et de notre côté, nous devons garder toute notre confiance envers Lui.

C’est avec cette confiance vissée au coeur que repartent les pèlerins. Certains d’entre eux se retrouvent pour le repas qui suit
dans le restaurant voisin. Et la pluie qui est tombée régulièrement aujourd’hui n’aura découragé personne. Deo gratias!

Monsieur l’Abbé Christian-Philippe Chanut: prêtre insoupçonnable d’authenticité

Contribution de l’Abbé Hygonnet, Vicaire de la paroisse des Minimes à Bruxelles

M. l’abbé Chanut fut, intégralement, un prêtre de Notre-Seigneur et de la Sainte Eglise.

abbé Chanut

Monsieur l’abbé Chanut, lors d’une conférence à la paroisse des Minimes à Bruxelles, le 22 mars 2011.

Quoi qu’il fît, quoi qu’il dît, c’était fait et dit sacerdotalement ; car il était pris et comme perpétuellement saisi par son Sacerdoce.

Dans ce Sacerdoce, il se mouvait aisément, d’une aisance extérieure que tout le monde –y compris les mondains- lui reconnaissait immédiatement et sans hésiter, car la superficie d’un homme est évidemment ce qu’on aperçoit d’emblée, et parce que sa belle éducation et son érudition perpétuellement alimentée par d’incessantes lectures -diversifiées mais historiques au fond- étaient fort bien connues et reconnues de tous ceux qui le fréquentèrent peu ou prou.

Toutefois, tout y était sacerdotal, de sorte que des plus insignifiantes conversations diffusait une autre lumière, celle qui habitait l’être de M. l’abbé, ou de M. le Curé, quel que soit l’âge, la race, le sexe ou le milieu social de l’interlocuteur.

S’adaptant admirablement à chacun, il était prêtre pour tous, le prêtre et le curé de tous et surtout de chacun.

Le Christ apporta la pleine et définitive Révélation à toutes les âmes ; le prêtre poursuit dans cette ligne de l’universalité de la Foi et de la grâce.

La Foi devait être dite, avant tout, et vécue. Il ne s’agissait pas de la « monnayer » au prix de techniques apostoliques ni de plans pastoraux qu’il tenait pour vains, tout simplement.

Ce témoignage -à temps et à contre-temps- en faveur de la Foi était proclamé fortiter et suaviter: avec force et sans compromis sur le fond, tout en soignant une inépuisable douceur que M. l’abbé Chanut déclinait en une patience paternelle qui n’exaspère point ses enfants, de sorte qu’on pouvait facilement tout lui dire ; ainsi qu’en plaisanteries et rires fréquents au travers desquels toutefois apparaissait habilement le bon conseil, l’encouragement opportun.

C’est pourquoi, me semble-t-il, en sermon, volontiers moqueur des trahisons et autres inepties pastorales actuelles, il ne s’autorisait en revanche aucune plaisanterie sur le fond, convaincu que la lourde charge du prédicateur consiste à dire le vrai et à faire du bien à chaque interlocuteur, chacun pour sa propre part, et non point à le distraire de ses erreurs, carences ou de ses imperfections ; et surtout pas à dire à l’auditoire ce qu’il aime entendre : foin de ronronnements entre soi!

Très conscient qu’il servait la Vérité, il en était rempli et convaincu; ses affirmations ne s’en écartaient jamais ; ses réponses la faisaient clairement apparaître.

C’est pourquoi aussi –suaviter– ses leçons passaient mine de rien, ne se présentant jamais comme du moralisme asthmatique, moins encore sous des traits rigides, mais comme un petit vent discret et efficace pour rallumer le feu de la Charité là où cela convenait ou bien comme une ébauche souple et ferme de la correction de vie qu’il indiquait, stimulant l’âme qui se découvrait ensuite désireuse de se bonifier en se réformant elle-même, avec l’aide de la grâce.

A la grâce en effet, il laissait le rôle premier et principal, respectant à ce titre la liberté de l’âme, tout en lui répondant avec une étonnante netteté quand elle s’interrogeait et manquait de lumière.

Il ne dissimulait ni à lui-même ni à l’autre qu’en matière de progrès vers la Sainteté, l’initiative vient de Dieu et la réponse vient, par la grâce, de l’âme elle-même; n’hésitant pas non plus à répéter et répéter encore les mêmes fondamentaux de la vie chrétienne et spirituelle, les mêmes réponses aux questions récurrentes qu’elle lui posaient, sans chercher aucun déguisement pour rendre ces bases plus attrayantes ou son enseignement plus original. Cette persévérance sur l’essentiel introduisait en l’âme une conviction définitive et une pratique progressivement acquise ; non point forcée, en rien volontariste, mais acquise par elle-même: dans cette mesure, les acquis de l’âme devenaient peu à peu décisifs; ils étaient à vrai dire devenus  quelque chose d’elle-même», et ne se perdraient plus guère; la maison intérieure reposait sur des bases de mieux en mieux consolidées.

Ses impatiences et ses emportements parfois, étaient et demeuraient à la superficie de son être; ils semblaient ne jamais entraîner son être profond et cela adoucissait les saillies contre les infortunés destinataires. A vrai dire, il devait être dans une incapacité sinon totale du moins fort amoindrie de blesser profondément autrui. Il aimait les gens; et puis surtout son être se tenait ailleurs.

Il est difficile, aventureux, vaniteux, voire effronté de discerner le fond de l’être de celui qui fut pour moi avant tout un Maître. Tant pis… tant mieux si à cette occasion un meilleur connaisseur du cher abbé puit m’instruire et me corriger (gentiment!).

Tôt le matin, en prière, il devait parfois s’interroger en se demandant «qu’est-ce que je fais là?» alors que le monde erre et n’en finit pas de détresse tangible à secourir.

Probablement se demandait-il de temps à autre:

«Qu’ai-je fait de mon éducation et de mon instruction, prometteuses d’une carrière brillante et d’une notoriété à portée de main dans les bons milieux universitaires et politiques?»

«Pourquoi ces combats paroissiaux, ces engagements au service des œuvres sacerdotales presque ou franchement traditionalistes alors qu’un peu de rouerie, juste un peu, permettrait d’astiquer un Curriculum Vitae très convenable pour de prestigieuses nominations ecclésiastiques?»

Notre-Seigneur lui fit la grâce insigne du renoncement au clinquant et même à certaines responsabilités dans lesquelles il se serait toutefois révélé fort capable (plus que tant d’autres!).

Il saisit cette grâce divine, il chassa progressivement ou d’un coup ces questions insidieuses par cette autre:

«Pourquoi le prêtre est-il fait?»

D’abord et essentiellement, le prêtre est homme de Jésus-Christ, fait pour la prière et le culte. Après cela, il n’est point avare de son temps ni de son enthousiasme en faveur de chaque âme.

Sa pudeur fut telle qu’il enveloppa sa vie personnelle d’union au Christ-Prêtre d’un voile fort efficace sur l’intime de celle-ci:

  • D’abord parce que «le prêtre est un homme seul», comme il aimait à rappeler; point du tout isolé, mais mis à part pour une mission spécifique et sacrée pour l’exercice de laquelle il puise en Dieu surtout l’enthousiasme et les consolations nécessaires.
  • M. l’abbé Chanut ne se laissait pas aller à des confidences –surtout si elles eussent attiré la compassion– car cela aurait pu troubler la relation avec les âmes toujours avides de rendre à leur manière le bien qu’elles ont reçu de leur Pasteur (or le bon Pasteur donne sa vie aux brebis, sans attendre de retour), relation qu’il conservait résolument dans le sens du Pasteur au service de ses brebis et dans une perspective d’éternité.

Pour cette pudeur pastorale, il faisait preuve de recherche; il y consacrait une grande énergie qui souligne sa grandeur d’âme (et aucunement un mépris ni une défiance vis-à-vis des interlocuteurs).

Il s’était ingénié à rendre sa vie spirituelle personnelle insoupçonnable.

A la fin de sa vie, souffrant moralement et physiquement sous les coups de la maladie, cette dissimulation, cette «insoupçonnabilité», rendit le son de la pénitence dure; fidèle à lui-même et à cette spiritualité profonde et dissimulée, il offrit très généreusement ses douleurs cachées en faveur des âmes à racheter.

Notre-Seigneur sur sa Croix a enseigné le prix des âmes.

M. l’abbé Chanut, dans son imitation du Christ souffrant, a forcé l’admiration spirituelle.

Ce fut une splendide et émouvante signature de son authenticité sacerdotale.

A ceux qui demeurent ici-bas dans la tristesse d’une incommensurable perte, il donne une leçon de force d’âme; un efficace stimulant pour aller de l’avant, c’est-à-dire vers l’Eternité, où l’Espérance est très ferme de retrouver le cher abbé, ébloui de Lumière divine et trouvant sans doute le moyen de parler avec intelligence et gaieté à Bossuet, ou à Monsieur Olier. En effet, les Messes célébrées pour l’abbé Chanut ont afflué pour hâter son entrée au Paradis.

Que ce flux bienfaisant se poursuive, avec les prières de chacun.

Pèlerinage à Foy-Notre-Dame | Dimanche 29 septembre 2013

Cette édition 2013 du pèlerinage à Notre-Dame de Foy est à marquer d’une pierre blanche puisqu’il a débuté le samedi, et non le dimanche.

Nous donnons d’abord la parole à Alix, une des jeunes participantes:

« A l’occasion du 20e anniversaire de notre pèlerinage familial de Tradition, notre aumônier de la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Hygonnet, nous avait lancé un défi : organiser une journée de pèlerinage spéciale jeunes qui nous mènerait de Namur à Leffe.
Chacun a donc activé son carnet d’adresses pour y convier un maximum de bonnes volontés.

C’est ainsi que samedi 28 septembre 2013, une quinzaine de jeunes se sont retrouvés à la chapelle Sainte-Thérèse à Namur pour entendre la Sainte Messe, recevoir la bénédiction des pèlerins et s’imprégner du bon topo d’envoi de l’abbé Bonechi.

Nous avons longé les méandres de la Meuse sous un soleil radieux, récitant notre chapelet et entonnant des cantiques dans un répertoire aussi varié que « le chant des Belges à Notre-Dame », « les cosaques », ou encore, dans un autre registre « le doudou »! Nous étions accompagnés par l’abbé Bonechi, relayé ensuite par l’abbé Komorowski, assistant du Supérieur Général de la Fraternité à Fribourg et que les fidèles namurois connaissent bien.

Environ 28 kilomètres plus tard, nous voici arrivés à notre but : l’abbaye de Leffe. Le temps de laisser reposer nos jambes échauffées par le bon exercice, une délicieuse odeur de hot-dogs arrivait de la pièce voisine.
Une fois nos papilles satisfaites, et après s’être payé quelques moments de franche rigolade, nous revoilà en route pour rejoindre la veillée organisée par Riaumont. Au menu: chants, jeux et saynètes sur le thème de la Belgique vue par nos amis français du Nord.
Et voici une journée qui se termine en beauté! Chacun se glisse dans son sac de couchage après avoir fait le plein de grâces venues du ciel. Ad Majorem Dei Gloriam!

Mais notre aventure ne s’arrête pas là… Dès le lendemain, après l’Angélus, une nouvelle journée de marche nous attend. Nous sommes en effet rejoints par les pèlerins qui arrivent des 4 coins de la Belgique et d’ailleurs, pour marcher, prier et chanter sur les routes de Leffe à Foy-Notre-Dame.

Défi relevé et à l’année prochaine! »

La journée du dimanche a pour thème « La foi catholique, porte du salut ». Pour la marche, c’est le trajet habituel entre Leffe et Foy-Notre-Dame. Le prédicateur du jour est le Père Alain Hocquemiller, figure bien connue de la communauté des scouts de Riaumont. Il n’est d’ailleurs pas venu seul, puisque deux de ses confrères sont également de la partie, accompagnés d’une vingtaine de scouts.
Dans son allocution qui suit le chant du Veni Creator, le Père souligne le double patronage sous lequel sera placée cette journée du 29 septembre: celui de l’archange Saint-Michel, dont le prénom est dérivé de l’hébreu Mika’el et qui signifie « semblable à Dieu ». Et bien entendu, celui de Notre-Dame, toujours si belle et si humble dans la réponse qu’elle fit à un autre archange, Gabriel: « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre Parole », contrastant avec l’orgueil démesuré du Démon et de son tristement célèbre « Non Serviam ».

A l’issue du chant de l’Angelus, la troupe des pèlerins s’élance sur la route qui mène à Foy. Un bref passage pour la bénédiction des familles devant la grande statue du Christ en face de l’Abbaye de Leffe, et c’est la marche d’environ deux heures qui peut commencer, rythmée par la prière du chapelet, les diverses prédications et le sacrement de confession, administré aux fidèles tout au long du chemin.

Arrivés au carrefour de Sorinne pour la halte de midi, les habitués reconnaissent immédiatement la bonne odeur du potage préparé par des mains dévouées!

Le temps de casser la croûte, et dans le plaisir de se retrouver tous ensemble, il est temps de repartir pour la dernière étape. Le cortège sillonne les routes de cette si belle campagne dinantaise, et près une heure de marche, on aperçoit le clocher de Foy-Notre-Dame: tout le monde se met à genoux sur le côté de la route pour chanter le Salve Regina. Il ne reste plus que quelques dizaines de mètres avant d’entrer dans la basilique.

La messe est précédée La messe est précédée de la vénération de la statue miraculeuse de la Vierge, que les pèlerins s’empressent d’embrasser. Un quart d’heure plus tard, la Messe peut commencer.

Dans son homélie, le Père Hocquemiller souligne que, si nous sommes ici, c’est pour vivre notre foi de façon plus intense, plus fervente et plus généreuse. « Les anges sont les gardiens de nos enfants, ce sont aussi nos gardiens et ils nous accompagnent sur ce chemin de la vie, cette vie qui ne doit avoir qu’un seul but, la Vie éternelle! Aujourd’hui, on fête le « capitaine » de ces anges, Saint-Michel archange. Le regard de la foi n’est plus seulement une théorie abstraite, austère, c’est une invitation à regarder toutes les réalités de la vie quotidienne familiale, et en premier lieu, les enfants, avec le respect et l’émerveillement du Créateur lui-même. Ils sont faits pour la gloire de Dieu, cette gloire que les anges dans le ciel voient sans cesse. Si les adultes ont souvent le souci de savoir qui est le plus grand, alors que c’est précisément la gloire de Dieu qui doit orienter nos pensées et non notre propre gloire terrestre, éphémère. Nous sommes nous aussi comme de grands enfants, nous devons réaliser que le plus grand en nous, c’est d’être faits pour la gloire de Dieu.

Faisant référence à l’Évangile, qui propose d’enlever et de mettre au feu sa main ou son œil si ceux-ci sont responsables de notre péché, le père Hocquemiller propose même d’adoucir cet évangile: avant de vous crever les yeux ou de nous couper les mains, vérifier que notre connexion Internet ne scandalise pas les enfants, qu’elle ne vous éloigne pas de la gloire de Dieu. Si ta connexion Internet de porte au péché, coupe-la, arrache-la, jette-la loin de toi et rentre dans la vie sans ton ordinateur. Si le téléphone portable de ton fils le porte au péché, coupe-le, jette-le: ce n’est pas un téléphone portable qui le fera entrer dans la Vie!… Si l’école de ta fille l’écarte de ton Dieu, coupe avec cette école, change-la d’école mets-la dans une école qui l’amène vers la V e, pas à celle qui la mènera dans la géhenne de feu. Ce monde qui passe, terriblement dangereux pour notre âme, nous accapare et nous vole le temps de prière, et nous amène à mépriser ce qu’il y a de plus grand aux yeux de Dieu, l’âme de nos enfants et partant, leur destinée et notre destinée d’enfants de Dieu. Alors que, dans le même temps, nos anges gardiens respectifs voient la gloire de Dieu. Nos enfants aussi sont faits pour la sainteté, pour le refus inconditionnel du péché. Nous sommes appelés ici à montrer vigilance et courage. Ne perdez jamais de vue leur vocation sublime.

Le démon qui ne veut pas voir, qui ne veut pas contempler la gloire de Dieu fait tout ce qu’il peut, cherche à nous faire admirer, voire adorer le monde et nous faire perdre de vue la gloire de Dieu. Confions-nous au prince des anges, entrons dans ce combat qui va nous faire prendre les bonnes décisions. L’orgueil, jusqu’où va l’orgueil de ceux qui ne croient pas? Les anges contemplent sans cesse la gloire de Dieu. Les scandales de notre époque ne sont pas moins graves que ceux des autres époques: avortement, pornographie, parodie homosexuelle du mariage sont autant de scandales effroyables contre lesquels nous devons protéger et armer nos enfants. Malheur à celui par qui le scandale arrive! C’est à ce moment que pleurent les anges et provoque la colère de Dieu. Oui, vraiment, confions-nous à la protection de Saint-Michel au terme de ce pèlerinage. « De votre épée, défendez-nous! Contre les astuces du démon, aidez-nous, repoussez en enfer Satan et les esprits mauvais qui rôdent dans ce monde pour perdre l’âme de nos enfants. »
Le Saint-Père, le pape François, parlant de la dénaturation du mariage, dit qu’il s’agit d’une movida du démon, c’est-à-dire un mouvement, une manoeuvre de grande ampleur. Si vous y voyez une manœuvre des hommes, vous n’avez sans doute pas tort, car il y a bien des hommes qui y participent et qui se démènent avec une énergie farouche, mais le combat des anges est une dure réalité. Il faudrait pour le nier faire taire Saint Paul. Ce n’est pas tant contre la chair et le sang, mais contre le Prince des Puissances que nous avons à combattre, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais qui errent dans les airs. Derrière ces hommes malintentionnés, propagandistes de l’immoralité, fauteurs de scandales, il y a la présence du Démon. Même si certains d’entre nous, ceux qui ont le pouvoir, ne savent pas entièrement tout le mal qu’ils font. Derrière eux se cache celui qui dit « non, je ne servirai pas »!

Confions-nous à la protection de Notre-Dame de Foy, la servante du Seigneur, docile à la voix des anges, et promue Reine des anges et confions-nous à l’intercession de Saint-Michel archange!

Au terme de ce pèlerinage, jetons-nous à genoux, adorons Celui qui s’est révélé, Celui qui fait la gloire des anges, combattons comme si tout dépendait de la force de nos combats, espérons comme si tout dépendait de la protection des anges. »

L’homélie du Père Hocquemiller est suivie d’une homélie distincte pour les pèlerins néerlandophones par l’abbé Komorowski.

A l’issue des la messe, certains pèlerins s’en vont, alors que d’autres viennent se restaurer dans l’auberge qui se trouve à proximité du sanctuaire. A la nourriture et autre boisson céleste succède, et c’est bien normal, nourriture et boisson terrestres.
Finalement, cette journée que la météo avait annoncée maussade s’est avérée magnifique, avec un soleil omniprésent. Les coeurs aussi étaient remplis de ce soleil, mais du soleil céleste dont Dieu seul a le secret. De quoi prendre tout de suite rendez-vous pour l’édition de l’année prochaine!

Bruxelles: Mgr Léonard célèbre la messe du 1er dimanche de l’Avent à l’église des Minimes | Dimanche 2 décembre 2012

Pour le premier dimanche de l’Avent, Mgr Léonard était invité par l’abbé Hygonnet, fssp, à l’église des Minimes à Bruxelles.En présence de plusieurs dizaines de personnes, il a célébré la messe dans le rite romain extraordinaire.

Le prélat a commencé son homélie en rappelant que nous étions certains de mourir un jour, et que la vie serait littéralement insupportable si nous devions vivre quelques centaines, voire quelques milliers d’années. C’est ce que le Seigneur nous fait comprendre dans la liturgie du premier dimanche de l’Avent.

De même pour le monde, que Saint Paul (Rom., 8) décrit comme une création désormais « assujettie à la vanité, mais qui a l’espérance d’être délivrée un jour » de ce qu’il appelle la « servitude de la corruption », à savoir que tout ici-bas ne naît que pour mourir et ne fleurit que pour ensuite faner, se dessécher et ensuite s’en aller. Le Seigneur nous garantit que ce monde, en dépit de sa part de beauté, reste tragique et cruel et ne correspond pas au dessein originel de son créateur.

Mais Jésus nous avertit également que ce monde n’est pas non plus le dernier mot de la création, lui qui, par sa résurrection à Pâques, a commencé un monde nouveau. Et donc, quand le monde présent sera ébranlé jusque dans ses fondements, ce sera pour laisser la place à un monde nouveau, où la vie pourra refleurir. Même si ce passage est redoutable, les paroles de Jésus prennent tout leur sens: « Cette génération ne passera pas avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venir avec puissance.

En même temps que Jésus, une créature humaine est déjà associée à cette gloire du monde nouveau, c’est Marie, depuis la gloire de son Assomption. Il y a donc dans cette vie éternelle un homme, Jésus, Dieu fait homme, et Marie, une femme. Nous y avons donc déjà l’humanité au complet.

En ce sens, la liturgie de l’Avent est une liturgie d’espérance: nous sommes tournés vers l’adventus, en Latin, celui qui vient, c’est pour préparer sa parousia, en grec, qui correspond à sa deuxième venue, dans la gloire. Et comme on l’affirme dans le credo, ce sera « pour juger les vivants et les morts ».

Pendant le temps de l’Avent, on entend plusieurs prophéties d’Isaïe. Et on voit que ces prophéties ont été exaucées dans la première venue de Jésus. Et semblablement, les espérances du nouveau peuple de Dieu, nous-mêmes, seront exaucées dans la nouvelle venue de Jésus.

Le temps de l’Avent est un temps d’espérance, mais il est aussi, nous dit Saint Paul, un temps de vigilance. « La nuit et dense, mais le jour est proche », nous devons rester éveillés afin de pouvoir accueillir le Seigneur quand il viendra. La venue du Seigneur est si proche que, chaque fois que nous célébrons la Sainte Messe, Celui qui doit venir dans la gloire, déjà nous rejoint dans la foi. Il nous parle dans la Liturgie de la Parole et nous rejoint par sa présence eucharistique parmi nous. Il vient nous visiter de l’intérieur dans la Sainte Communion.

A l’issue de l’office, les paroissiens se sont retrouvés en présence de leur évêque autour du verre de l’amitié, suivi d’un repas qui s’est déroulé dans la bonne humeur!

Vous pouvez également revoir la vidéo de l’homélie ici:

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Pèlerinage à Foy-Notre-Dame | Dimanche 16 septembre 2012

Exceptionnelle, cette édition 2012 du pèlerinage traditionnel de Foy-Notre-Dame le fut à plus d’un titre.
D’abord par la météo favorable dont nous avons été gratifiés et qui nous a permis de marcher toute la journée sous un ciel serein.
Ensuite par le nombre de participants, environ 250 pour la marche et 400 pour la messe en la basilique de Foy-Notre-Dame.
Enfin, par la présence de Mgr Léonard, l’archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique.
«Conversion par la Tradition» était le thème retenu cette année. Ce fut également le thème central de la courte allocution prononcée pour le départ par Monseigneur, dans la petite église de Leffe: après un mot de bienvenue dans lequel il a fait remarquer que tous les âges de la vie étaient représentés chez les pèlerins présents, il a montré que notre vie était également un pèlerinage, avec un début et une fin; entre les deux, on trouve des sinuosités, il faut s’adapter à la topographie du paysage, avec ses montées et ses descentes. Il en va de même avec la Tradition, qui nous vient bien sûr du Christ et des apôtres et qui revient vers Lui.
Après la marche, les pèlerins se sont assis pour la pause de midi durant laquelle fut servie la «traditionnelle» soupe, sans oublier le quignon de pain et le verre de vin qui l’accompagne! Le cortège reprit ensuite sa marche pour la collégiale de Foy-Notre-Dame, où les pèlerins arrivèrent peu avant 16h.
Durant la messe de la Fête du Rosaire, notre archevêque a rappelé les paroles de Saint-Paul: Dieu nous a choisis avant même la création du monde pour que nous soyons saints et immaculés sous son regard dans l’amour. Et cette pensée créatrice, Dieu l’a eue également pour son Fils, Dieu fait chair. En remontant cette filiation, il a eu cette même pensée créatrice pour Marie, la Mère du Christ. Marie, l’Immaculée Conception, c’est celle qui toujours dit «oui», et ce, depuis le premier «oui», le «fiat» répondu à l’envoyé de Dieu. Et si Marie nous montre que ce qu’elle est originellement, c’est ce que nous sommes appelés à le devenir finalement: immaculés, comme indiqué par Saint Paul dans sa première lettre aux éphésiens.
Nous sommes appelés à devenir des saints, mais, le rappelle Monseigneur Léonard, ce sera pour certains d’entre nous durant la dernière ligne droite de notre vie, juste à l’approche de la mort, après avoir tout abandonné, s’être dépossédé. Au cas même où nous nous obstinerions à refuser l’amour de Dieu, nous pourrions même ne pas faire partie du cortège des élus.
Le paradoxe de Marie, c’est d’être la Mère de Dieu, tout en étant vierge. L’Eglise aussi est Mère du Christ dans l’histoire humaine. Nous également, qui sommes appelés à le concevoir, à le faire grandir en nous, et à le donner au monde. Marie est Mère, non en dépit de sa virginité, mais par sa virginité, qui reflète la puissance de l’Esprit saint qui l’a pris sous son ombre. Si l’Eglise veut porter du fruit, si nous voulons porter du fruit, ce ne sera pas par notre pure puissance humaine, mais c’est en l’Esprit-Saint, en qui nous sommes appelés à mettre notre espérance. En ce sens, nous devons être «mères» en étant «vierges».
Dans le ciel, il y a maintenant deux ressuscités: le Christ, et sa Mère, en fait toute l’humanité.
Marie nous dit: regarde-moi, et tu comprendras où est ta destinée.
Nous remercions Marie d’être pour nous lumière sur notre chemin, exemple qui nous inspire, et miroir où nous pouvons contempler la vocation de l’Eglise et notre propre vocation.

A la sortie de la Messe, la joie se lisait sur les visages de tous les fidèles, qui venaient précisément de vivre une belle tranche de leur pèlerinage terrestre!…

Adieux de l’abbé Komorowski à Namur | Dimanche 9 septembre 2012

Le dimanche 9 septembre 2012, l’abbé Komorowski, nommé récemment assistant du supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre à Fribourg, a fait ses adieux à la communauté de Namur, dans laquelle il officiait depuis le départ de l’abbé Hygonnet pour Bruxelles en 2011. Dans son homélie de ce 15ème dimanche après la Pentecôte où est relatée la résurrection du fils de la veuve de Naïm, il a rappelé que, plus grave que la mort corporelle, était le péché, dans lequel nous avons parfois tendance à nous enfoncer. « Chaque pécheur qui se damne laisse au ciel un vide que personne ne pourra combler », a-t-il insisté.

Saint Bernard nous fait observer que la résurrection du fils de la veuve n’a pas été demandée à Jésus, mais les larmes de sa pauvre maman se sont en quelque sorte substituées à la prière. Et s’il a fallu un contact physique entre le cadavre et Jésus, c’est pour nous montrer la nécessité des sacrements comme signes visibles de sa grâce. C’est tout particulièrement le cas dans le sacrement de pénitence, qui est en réalité la résurrection spirituelle de celui qui vient se confesser, et ce, en attendant la résurrection corporelle dans la gloire du Christ. « Rendons grâce pour la vie rendue, et prions pour ceux qui resente encore dans les filets de la mort », a conclu l’abbé Komorowski.

Après la messe et les catéchismes, a suivi une allocution de M. Yves-Paul Muret, après quoi un cadeau lui a été offert: une statue polychrome de Saint-André, le Saint Patron de ce prêtre. Un barbecue avec la communauté a ponctué cette journée festive qui restera longtemps dans la mémoire de chacun!

Namur: Adieu de M. l’abbé Hygonnet et de M. l’abbé Schijffelen | Dimanche 30 octobre 2011

L’abbé Hygonnet a récemment été nommé vicaire à plein temps à la paroisse des Minimes de Bruxelles et l’abbé Schijffelen va pour sa part rejoindre l’abbé Knudsen comme vicaire à Amsterdam

Dans son allocution, Yves-Paul Muret, au nom des fidèles de la Maison Saint-Aubain à Namur, a chaleureusement remercié l’abbé Hygonnet pour son entier dévouement. « Nous vous avons montré le chemin de la Belgique, vous nous avez montré le chemin du Ciel » a conclu Yves-Paul Muret, paraphrasant la première phrase du curé d’Ars au petit Antoine Givre.

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L’abbé Hygonnet a répondu en remerciant les fidèles, indiquant le chemin parcouru depuis la première messe à Saint Thérèse à Namur, le 19 octobre 2003: « On s’aperçoit que le bien se fait petit à petit. Merci pour votre soutien. Je remercie le Bon Dieu, j’ai vu beaucoup d’oeuvres de la grâce! »

L’abbé Schijffelen a également remercié les fidèles pour le bon accueil qui lui a été réservé pendant les quelques années passées à Namur.

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Last but not least: le 31 octobre, c’est l’anniversaire de l’abbé Hygonnet. Avec un jour d’avance, il a donc été fêté par les fidèles de la communauté.



Pèlerinage à Foy-Notre-Dame | Dimanche 9 octobre 2011

Thème de la journée: « Prions pour la ré-évangélisation de nos pays! »

C’est sous un crachin pratiquement continu ce dimanche 9 octobre 2011 que plus de 120 fidèles ont parcouru la distance qui sépare Leffe de Foy-Notre-Dame.

Ce 18è pèlerinage avait pour thème « Prions pour la ré-évangélisation de nos pays ». Il était présidé par le Père Jean-Paul Argoua’ch de Riaumont qui, pour l’envoi depuis l’église de Leffe, a fait part d’un frémissement sensible dans l’Eglise catholique, après des décennies de désert spirituel. Il a rappelé les « deux rayons » proposés par Ste Faustine: celui du baptême et celui de l’eucharistie, qui devaient tenir une place centrale chez chaque croyant. « Que la Vierge étende son blanc manteau sur notre pays pour son renouveau spirituel » a conclu le Père Argoua’ch avant d’envoyer les pèlerins.

En début de marche, le cortège s’est dirigé vers la statue du Sacré-Coeur de Jésus, à Leffe, où les familles du groupe « Domus Christiani » ont renouvelé leur engagement. Ensuite, direction Sorinnes, lieu de la halte du midi. Chants et prières ont émaillé le chemin, jusqu’à 13h environ. Vu les efforts de la marche et la fraîcheur de ce début du mois d’octobre, la collation du midi, en ce compris le potage et le vin, ne furent pas de trop pour réchauffer les corps et les coeurs. Une heure plus tard, le groupe était à nouveau sur le départ pour la seconde étape. L’arrivée à Foy-Notre-Dame eut lieu un peu plus tôt que prévu, vers 15h30. Une fois le clocher de l’église bien visible, tout le monde s’est agenouillé, le temps d’entonner un Salve Regina.

Près de deux cents personnes ont assisté à la messe clôturant ce moment d’intense dévotion. L’homélie du Père Argoua’ch fut suivie d’une homélie en néerlandais par l’abbé Komorowski de la Fraternité Saint Pierre. La journée s’est terminée vers 17h30. On pouvait lire dans les yeux des jeunes et des moins jeunes la joie d’avoir participé à une journée bien remplie sous le signe de la foi et de l’amitié.

Archives

  • Jeudi 12 mai 2011: Mgr Léonard a célébré la messe à l’église des Minimes de Bruxelles
  • A l’issue de la messe, il a donné une conférence avec pour thème: « Le bienheureux Newman et la pérennité du dépôt de la foi dans l’Eglise catholique »

  • Dimanche 30 janvier 2011: Messe pontificale de Mgr Léonard à l’église des Minimes, Bruxelles
  • Messe de l’abbé John Berg, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre, dimanche 30 janvier 2011:
  • Dimanche 23 janvier 2011: Journée des Familles
  • Journée en l’honneur de la Fête de Sainte Thérèse, Namur, Dimanche 3 octobre 2010
  • Pèlerinage de Foy-Notre-Dame, Dimanche 26 septembre 2010
  • Pèlerinage Paris-Chartres, 22-24 mai 2010
  • Pèlerinage de Foy-Notre-Dame, Dimanche 4 octobre 2009
  • Communions Solennelles et Privées, Namur, Dimanche 21 juin 2009
  • Confirmations à Herstal, samedi 6 juin 2009
  • Bénédiction d’un calice par Mgr Léonard, samedi 16 mai 2009
  • Confirmations à Namur, samedi 16 mai 2009
  • Journée de Récollection, dimanche 29 mars 2009
  • Journée des Familles, dimanche 1er février 2009
  • Procession à Namur, veille de la Fête de l’Immaculée Conception, dimanche 7 décembre 2008
  • Pèlerinage de Foy-Notre-Dame, Dimanche 21 septembre 2008
  • Communions Solennelles, dimanche 22 juin 2008
  • Messe et Catéchisme en présence de Mgr Léonard, évêque de Namur. Dimanche 8 juin 2008
  • XIIè Journée des Familles, dimanche 25 mai 2008
  • 26è Pèlerinage de Chartres, 10-12 mai 2008
  • Xè Journée des Familles, dimanche 24 février 2008
  • Procession à Namur, N-D de Fatima, samedi 13 octobre 2007
  • XIIIè pèlerinage traditionnel de Foy-Notre-Dame, dimanche 23 septembre 2007
  • Voyage à Wigratzbad du vendredi 29 juin au dimanche 1er juillet 2007
  • Communions Privées et Solennelles, Chapelle Sainte Thérèse, dimanche 3 juin 2007
  • Confirmations, Chapelle Sainte Thérèse, dimanche 20 mai 2007
  • Procession à Namur, N-D de Fatima, dimanche 13 mai 2007
  • Journée des Familles, dimanche 25 mars 2007
  • Retraite des Enfants à Riaumont, 18-21 février 2007
  • Journée des Familles, dimanche 4 février 2007
  • Journée des Familles, dimanche 3 décembre 2006
  • Journée des Familles, dimanche 15 octobre 2006
  • XIIè pèlerinage traditionnel de Foy-Notre-Dame, dimanche 24 septembre 2006
  • Première Messe à Ste Agnès, Amsterdam, dimanche 17 septembre 2006
  • Communions Solennelles, dimanche 28 mai 2006
  • Journée des Familles, dimanche 27 novembre 2005
  • XIè pèlerinage traditionnel de Foy-Notre-Dame, dimanche 18 septembre 2005
  • Travaux dans la maison de la fssp à Namur, été 2005
  • Confirmations, Chapelle Sainte Thérèse, 19 juin 2005
  • Messe de requiem pour le défunt Pape Jean-Paul II, 12 avril 2005
  • Action de grâces à la suite du pèlerinage de Foy-Notre-Dame, Novembre 2004
  • Vêpres à la Chapelle Sainte Thérèse, Novembre 2003
  • Pèlerinage à Foy-Notre-Dame, automne 2003